Georges Thibierge (1856-1926)

Georges THIBIERGE a été dermatologue-vénéréologue, M�decin des Hôpitaux et membre de l'Acad�mie de Médecine.

N� en 1856 à Paris, il était fils de médecin et petit-fils de pharmacien. Son p�re était ancien Interne des hôpitaux de Paris et exer�ait à Paris. Son grand-p�re avait été pharmacien-major de la Grande Arm�e de Napol�on et avait particip� à la campagne de Russie avant de tenir une pharmacie à Paris.

En 1870, Napol�on III déclare la guerre à la Prusse. Georges Thibierge v�cut la Commune et le si�ge de Paris. On sait que sa famille s'�tait r�fugi�e dans les locaux d'une banque, dont son p�re était le médecin, qu'il a connu la mis�re du peuple, du pain "� la sciure de bois" et des civets de chat ou de chien, qu'il assista au d�part de Gambetta en ballon... tandis que son p�re donnait ses soins aux bless�s.

Il fit des �tudes brillantes au lyc�e Condorcet à Paris, fut présenté au Concours G�n�ral, bachelier �s lettres et bachelier �s sciences, pensa à faire l'"X", puis se décida pour la médecine.

Mobilis� et port� "volontaire", il est incorpor� comme infirmier militaire d'octobre 1876 à novembre 1877, avant de poursuivre ses �tudes.

De cette période, on poss�de dans la famille un petit carnet à couverture verte, où sont calligraphi�es à l'encre noire les questions du concours de l'Internat, avec le même soin, la même rigueur et le même type d'�criture que les �tiquettes de nos Musées nationaux.

En 1879, il est reçu major de l'Internat des hôpitaux de Paris. Dans cette promotion se trouvait aussi Babinski. Georges Thibierge a été l'�l�ve d'Archambault, de Rendu, de Gosselin et à ce qui devait influer son orientation dermatologique à de Besnier. Il recevra la m�daille d'or de l'Internat.

En 1884, il passe sa thèse sur "l'obstruction intestinale" et devient docteur en médecine. Il est alors membre de la Société clinique depuis 1881, et membre-adjoint de la Société Anatomique depuis 1883, il en deviendra membre titulaire en 1888.

Le 22 juin 1889, il est l'un des membres fondateurs de la Société Française de Dermatologie et de Syphiligraphie.

En 1890, il est nommé M�decin des Hôpitaux de Paris et devient Chef de service de dermatologie-v�n�rologie à l'Hôpital de la Piti�.

En 1897, il devient membre correspondant de la "Societa Italiana di Dermatologica e Sifilographia". En 1899, il devient membre correspondant de la "Wiener Dermatologische Gesellschaft" de Berlin.

En 1900, lors de l'Exposition Universelle, il fut le Secrétaire G�n�ral du quatri�me "Congrès de Dermatologie et de Syphiligraphie" et fut nommé Chevalier de la L�gion d'Honneur par d�cret du Pr�sident Courbet.

En 1902, il est nommé par d�cret Officier d'Acad�mie.

En 1903, il devient membre titulaire de la société de Médecine L�gale de France. La même année, il devient membre honoraire de la "Wiener Dermatologische Gesellschaft" de Berlin.

En 1907, il cr�e avec Brocq le Centre de dermatologie-v�n�rologie de l'Hôpital Broca, où il exercera pendant un an. Il devient membre associ� de la Société de Médecine Militaire Française.

En 1908, il est nommé Chef de service de dermatologie-v�n�rologie à l'Hôpital Saint-Louis, où il exercera et enseignera jusqu'� sa retraite en 1922. Il devient membre honoraire de la "Societa Italiana di Dermatologica e Sifilografia".

En 1909, il devient membre correspondant de la "Sociedad Dermatologica Argentina" de Buenos Aires ; en 1910, membre correspondant de la "Berliner Dermatologische Gesellschaft", membre correspondant de l'�"American Dermatological Association" de New York et membre honoraire de la "Société des Sciences M�dicales de Gannat".

De 1911 à 1914, il fut Tr�sorier, Vice-Pr�sident puis Pr�sident de l'Association des Internes et Anciens Internes des Hôpitaux de Paris.

Lors de la Guerre de 1914-1918, atteint par la limite d'�ge, il dut se porter volontaire s'engager comme Aide-Major "� deux galons", puis devint M�decin-Chef de l'Hôpital Auxiliaire install� à l'H�tel Ritz, rue Cambon. Il devait y organiser pendant toute la guerre "un très important service de dermatologie militaire, faisant b�n�ficier les malades de sa haute comp�tence et de son d�vouement". Il est alors fait Officier de la L�gion d'Honneur, au titre du Minist�re de la Guerre.

Le 4 juin 1918, il est élu Vice-président de la Société française de Dermatologie et Syphiligraphie.

A la même période, il devient membre de l'Acad�mie de Médecine, par d�cret du Pr�sident R. Poincar�.

En 1919, il devient Secrétaire G�n�ral de la Société de Médecine L�gale de France et membre honoraire de "the Medico-Legal Society" de Londres.

En février 1921, il est fait Officier de la L�gion d'Honneur, au titre du Minist�re de la Guerre.

En 1921, il devient membre honoraire de la "Société Polonaise de Dermatologie" et de la "société de V�n�r�ologie de Moscou" et membre correspondant de la "Societad Espanola de Dermatologia y Sifilographia".

En 1923, il est nommé M�decin Honoraire de l'Hôpital Saint-Louis.

La même année, il devient membre correspondant de la "Dansk Dermatologisch Selskab".

En 1926, il devient membre de la "Société Belge de Dermatologie et Syphiligraphie".

Le 23 août 1926, il meurt subitement d'une atteinte cardiaque, à Dourdan, dans sa propri�t� des Jallots ; et est enterr� dans le caveau de famille de Sainte-Mesme.

Son �uvre scientifique et ses publications furent consid�rables. Il fut�"un vulgarisateur remarquable, car il recherchait scrupuleusement l'exactitude des faits". Comme M�decin L�giste, il fut, de ce fait, très appr�ci� au Palais.

Il a été r�dacteur en chef des "Annales de Dermatologie et Syphiligraphie".

Un buste en pierre de Georges Thibierge est conserv� à l'Hôpital Saint-Louis, en bas de l'escalier menant au Musée de dermatologie. On poss�de �galement des portraits et plaque en cuivre.

Mari� avec Elisabeth Bigot, il eut trois fils et une fille. Son fils a�n�, Andr�, fut Interne des Hôpitaux de Paris et chirurgien, avant de perdre l'usage d'un doigt dans les suites d'un panaris durant la guerre de 1914-1918 et de devenir notaire. Jean, mon grand-p�re, son fr�re, Raymond, et leur beau-fr�re furent ing�nieurs, comme mon p�re.

Texte écrit par le Docteur Martin Thibierge
d'apr�s les notes de son grand-p�re Jean Thibierge
fils de Georges Thibierge.


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