Né à Saint-Brice-sous-Bois, près de Paris, le 20 février 1807, Bazin mourut à Paris le 14 décembre 1878.

Premier au concours de l’Externat des Hôpitaux de Paris, Bazin fut nommé à l’Internat des Hôpitaux de Paris en 1828 et reçu docteur en médecine de la Faculté de Paris le 21 août 1834.

Après un premier échec en 1835, Bazin se représenta à l’agrégation deux ans plus tard. Mais, dira Besnier, « Bazin n’était pas doué dans l’art de solliciter, il ne se soumettait à la formalité des visites de candidature que pour satisfaire aux objurgations de son père ; il avait en outre commis la très grave imprudence de manifester librement son opinion en matière scientifique sur les hommes et sur les choses de son temps ; le scrutin ne lui fut pas favorable. »

Nommé médecin des Hôpitaux de Paris en 1836, médecin de l’Hôpital de Lourcine de 1841 à 1844, médecin de l’Hôpital Saint-Antoine pendant 3 ans, Bazin fut nommé chef de service Saint-Louis, successeur d’Emery, en 1847. Le premier acte significatif de son activité à Saint-Louis eut lieu en 1850. A cette époque, le traitement de la gale consistait en des frictions avec la pommade d’Helmerich, seulement sur les mains et les plis de flexions des membres supérieurs. Les malades hospitalisés une à deux semaines étaient considérés comme guéris avant qu’une récidive ne survienne de façon presque inévitable. Bazin, après avoir montré que l’on pouvait trouver le sarcopte de la gale sur tout le corps et non pas seulement sur quelques localisations comme on le croyait auparavant, mit au point un traitement dit économique de la gale en un jour, à condition d’appliquer la pommade sur l’ensemble du corps.

En 1853 Bazin publia ses « Recherches sur la nature et le traitement des teignes » dans lesquelles il reprit les travaux de Greby. Il fit valoir définitivement l’étiologie parasitaire des teignes et l’importance de l’épilation à la pince des cheveux parasités comme étant le meilleur traitement.

A partir de 1855, Bazin commença à publier ses conceptions doctrinales nosologiques, montrant ce qui selon lui était insuffisant dans une conception trop centrée sur l’anatomo-pathologique et insistant sur la nécessité de revenir aux doctrines traditionnelles hippocratiques. Il développa également l’importance qui devait être donnée aux affections dites constitutionnelles, aux diathèses. Les syphilides et scrofulides, plus tard les herpétides et les arthritides servaient à constituer de « grandes unités morbides, à montrer que les diverses affections présentées par un même sujet aux différentes phases de son existence ne sont pas toujours des accidents indépendants les uns des autres et dus aux circonstances du dehors mais bien, dans un grand nombre de cas, les anneaux de la même chaîne pathologique dont la réunion constitue, abstractivement, les maladies constitutionnelles. »

Principaux ouvrages : Leçons théoriques et cliniques sur la scrofule (1858) ; Leçons théoriques et cliniques sur les affections cutanées parasitaires (1858). Leçons théoriques et cliniques sur les syphilides (1859). Leçons théoriques et cliniques sur les affections génériques de la peau (1862). Dermatoses in : Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, première série, tome XXVII, Asselin et Masson, 1882.


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