À Charles Spon, le 8 avril 1653

Note [38]

Grand prévôt de l’Hôtel ou grand prévôt de France : « juge d’épée qui a juridiction dans la Maison du roi, et sur les officiers commensaux et privilégiés, qui a soin de la police et du taux des vivres à la suite de la cour, qui a un lieutenant de robe qui tient ses audiences au-dessous du Grand Conseil. On l’a appelé autrefois roi des ribauds [débauchés], parce qu’il était de sa charge de faire justice des crimes qui se commettaient à la suite de la cour, et particulièrement par ces ribauds » (Furetière).

La prévôté de l’Hôtel était aussi un tribunal qui, présidé par deux lieutenants généraux, tenait audience à Paris ; elle jugeait au civil, avec appel au Grand Conseil, ce qui regardait le logement et l’entretien de la cour, ainsi que les causes personnelles des commensaux et marchands privilégiés qui y étaient attachés ; au criminel, elle connaissait souverainement, assistée de maîtres des requêtes ou de magistrats du Grand Conseil, des crimes et délits commis dans les résidences royales et dans un rayon de dix lieues exceptant Paris et ses faubourgs (J.‑F. Solnon, Dictionnaire du Grand Siècle).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Charles Spon, le 8 avril 1653, note 38.
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(Consulté le 14.08.2022)

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