À André Falconet, le 8 mars 1667

Note [3]

Adepte de Ramon Lulle, l’extravagant philosophe, alchimiste et saint espagnol du xiiie s. (v. note [4], lettre 259), Jacques Le Normand (mort le 4 mars 1667) était abbé du Mont-Saint-Éloi près d’Arras et trésorier de Saint-Jacques de l’Hôpital à Paris. Il était fils de Sylvestre Le Normand, sieur du Mesnil, maître des requêtes en 1612.

Tallemant des Réaux (Historiettes, tome ii, pages 129‑130) a partagé la mauvaise opinion de Guy Patin :

« Il arriva en ce temps-là que l’abbé Le Normand, ce fripon qui a fait quelque temps des catéchismes au bout du Pont-Neuf et qui depuis a fait l’espion du cardinal Mazarin, étant parent de la belle, {a} la prétendait baiser ; mais il le voulait faire d’autorité, elle se moqua de lui […]. L’Evesque était tout fier qu’un fils de maître des requêtes fût parent de sa femme. Enfin il vit bien que ce n’était qu’un impertinent. Boisrobert appelle l’abbé Le Normand Dom Scélérat. »


  1. Mme L’Evesque, fille d’un procureur au Châtelet dénommé Turpin et épouse d’un avocat sans envergure.


Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 8 mars 1667, note 3.

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(Consulté le 23/05/2024)

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