À Claude II Belin, le 5 décembre 1641
Note [1]

Huguenot est le sobriquet que les catholiques de France donnaient aux calvinistes. Au sujet des habitants de Tours qui pour la plupart embrassaient la nouvelle religion, Jacques-Auguste i de Thou écrit (Thou a, tome iii, livre liii, page 99, année 1560, règne de François ii) :

« Ce fut en ce temps-là que le nom ridicule et odieux des huguenots se fit pour la première fois connaître, et que l’on commença à appeler de ce nom ceux que l’on appelait auparavant luthériens <sic>. Voici au reste son origine : comme il n’y a presque point de ville en France qui n’ait des noms particuliers qu’elle donne aux loups-garous et à ces espèces de monstres nocturnes dont les vieilles font leurs contes pour faire peur aux petits enfants et aux simples femmes, l’on dit qu’il y a un roi Hugon qui se promène de nuit à cheval le long des remparts de Tours et qui traite mal ceux qu’il rencontre. C’est donc de ce fantôme qu’est venu le nom des huguenots qui se rendaient de nuit aux lieux où l’on disait qu’il paraissait, et s’y assemblaient par troupes et en secret, pour entendre les prêches et faire leurs prières parce qu’ils ne le pouvaient de jour. »

Littré DLF et bien d’autres ont longuement glosé sur les autres origines possibles du mot huguenot. Sedan était un des hauts lieux du calvinisme français. Depuis l’édit de Nantes (1598), la majorité catholique de l’État donnait au calvinisme (huguenotisme ou Réforme calviniste) le nom officiel de Religion prétendue réformée.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 5 décembre 1641. Note 1

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(Consulté le 16.04.2021)

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