À Charles Spon, le 8 août 1653
Note [1]

Journal de la Fronde (volume ii, fos 245 ro et vo, Paris, 1er août 1653) :

« Le roi étant retourné en son armée, fut en personne, {a} l’après-dînée du 27, reconnaître les troupes des gardes avancées qui n’étaient qu’à la portée du mousquet de celle des ennemis. {b} Le même jour, on mit 1 500 chevaux dans Saint-Quentin pour leur couper les vivres et les obliger par ce moyen à quitter leurs postes ; et la nuit de ce jour-là, l’on prit une compagnie de 40 Croates de M. le Prince.
Le 30, {c} le roi partit du camp et fut coucher à Soissons, où la reine lui avait envoyé des relais {d} le jour précédent, avec lesquels Sa Majesté et Son Éminence arrivèrent ici hier au soir et apprirent en arrivant, par le sieur de La Roche Saint-Chamaran, qui venait de Bordeaux, que le prince de Conti y avait quitté l’écharpe rouge {e} et pris la blanche ; {f} que Balthazar avait fait son accommodement, par lequel il avait rendu à M. de Candale la ville de Tartas {g} et quelques autres places de petite importance, et pris parti dans l’armée du roi où il avait mené un régiment de cavalerie et un d’infanterie, faisant en tout cinq à six cents hommes ; et que le général Marchin demandait permission de se retirer en <pays de> Liège, <ce> qu’on fait ici beaucoup de difficulté de lui accorder ; et l’on parle seulement d’accorder l’amnistie aux Bordelais sans autre condition. »


  1. Aux camps de Saint-Algis puis de Ribemont.

  2. Les hispano-condéens.

  3. Le mercredi 30 juillet.

  4. Des équipages de relais.

  5. Du roi d’Espagne.

  6. Du roi de France.

  7. À mi-chemin entre Dax et Mont-de-Marsan, dans l’actuel département des Landes.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 août 1653. Note 1

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(Consulté le 09.07.2020)

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