À André Falconet, le 2 novembre 1666
Note [1]

Les traités de Westphalie (1648) avaient concédé aux Suédois la souveraineté sur les évêchés princiers de Brême (ville hanséatique sur la Weser) et Verden (Basse-Saxe, une trentaine de kilomètres en amont), mais les habitants de Brême avaient refusé de se soumettre. Une première guerre (1653-1654) n’avait pas résolu le différend.

Depuis 1663, le Suédois Gustav Horn détenait le gouvernement des principautés de Brême et Verden, mais la cité de Brême, soutenue par les Danois et l’Empire, lui résistait toujours. La seconde guerre de Brême avait éclaté le 27 janvier 1666 avec le débarquement de troupes suédoises sur le territoire de la ville, qui avaient entamé son siège en juin. Il ne se livra aucune bataille et le traité de Habenhausen fut signé le 15 novembre suivant : Brême paierait des redevances à l’Empire et à la Suède, et s’engageait à ne pas se déclarer cité impériale libre avant 1700.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 2 novembre 1666. Note 1

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(Consulté le 27.11.2020)

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