À Claude II Belin, le 23 mai 1643
Note [12]

Le royaume des Deux-Siciles, ancien royaume de Sicile fondé au xiie s., comprenait la Sicile insulaire (Sicilia trans Pharum, au delà du détroit de Messine) et la Sicile péninsulaire (Sicilia cis Pharum, en deçà du détroit), ou royaume de Naples proprement dit, comprenant tout le sud de la péninsule italienne (Capanie, Abruzzes, Calabre et Pouilles). Plusieurs fois scindé durant son histoire, le royaume avait été réuni par Ferdinand ii d’Aragon en 1501 et restait depuis rattaché à la Couronne d’Espagne.

Trévoux :

« C’est le plus grand État de l’Italie. […] L’air y est fort sain, et le terroir fort fertile en blé, vin, huile, amandes, noisettes, figues, citrons, oranges, lin, chanvre, anis, coriandre ; on y recueille même en quelques endroits du coton et du sucre ; mais ses habitants passent pour les plus méchants de tous les Italiens, ce qui a fait dire que le royaume de Naples est le paradis de l’Italie, mais qu’il est habité par des démons. […] Il n’y a point de pays en Europe où il y ait tant de titres de distinction : on y compte 24 archevêchés, 125 évêchés, 60 principautés, 100 duchés, 100 marquisats, 70 comtés et environ 1 000 baronnies. »

Naples, capitale du royaume, était au xviie s. la plus grande ville de l’Europe chrétienne. Elle était le siège d’une université et d’un archevêché.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 23 mai 1643. Note 12

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(Consulté le 27.09.2020)

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