À Charles Spon, le 11 janvier 1650
Note [20]

Dans son enthousiasme de rentier-frondeur, Guy Patin disait « homme d’honneur » celui que Dubuisson-Aubenay (qui semblait le fort bien connaître) a décrit comme un pitoyable commis des gabelles (Journal des guerres civiles, tome i, page 198, vendredi 7 janvier 1650) :

« Quelque bruit que Des Martineaux, parisien, n’est pas pris. Il était à Coutances en Basse-Normandie avec un emploi de commis aux traites foraines, homme de cinquante ans ayant quatre enfants et une femme originaire de Melun, sœur de la demoiselle Des Bouleaux. N’a point été capitaine de son quartier à Paris ; fut premièrement prévôt de Melun, puis revint à Paris et fut lieutenant en l’Amirauté, dont le cardinal de Richelieu le contraignit de se défaire. Depuis lors, il n’a rien été que commis des receveurs et partisans des traites, où il eut encore, il y a deux ans, une commission ; mais au lieu de la faire, il s’en alla s’embarquer pour les îles de l’Amérique avec le sieur Patrocle, où il ne fit rien et s’en revint ; puis prit une commission pour les gabelles en Languedoc, dont il ne sortit pas bien ; et à la fin, a pris cette dernière aux traites que le sieur Châtelain lui avait fait avoir, à la sollicitation et entremise du sieur de Bois-Hébert, employé auxdites traites et gabelles, et Angers, beau-frère de la demoiselle Des Martineaux. Il demeurait rue du Coq entre les rues de la Verrerie et de la Tisseranderie. »

V. note [2], lettre 166, pour le marquis de La Boulaye.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 11 janvier 1650. Note 20

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(Consulté le 23.04.2021)

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