À Charles Spon, le 29 juillet 1653
Note [22]

« je suis appelé à de plus grandes choses, ou plutôt à de meilleures. » Guy Patin partageait ici l’opinion de Siméon Courtaud, qui avait écrit le 8 janvier 1653 à Charles Spon (ms BIU Santé 2190, fos 189‑190) :

« Je vous dirai ce qui m’est arrivé ces jours passés, à savoir comme on m’a fait voir un Almanach parfait (tel est le titre) composé par quelqu’un appelé L’Hermitte, sur la fin duquel j’ai trouvé la recommandation de quelque remède fait par M. Meyssonnier, docteur de cette Université. J’ai été étonné de cette procédure, laquelle tient du charlatan et n’appartient qu’à un ignorant de se faire trompeter de la sorte. Mes confrères en sont fort fâchés, particulièrement de ce que ledit sieur Meyssonnier a pris le titre de docteur de Montpellier. Il ne devrait point profaner le nom qui le rend honorable et qui ne doit être couché que sur le cuivre, le marbre et le diamant, c’est-à-dire couché dans des œuvres dignes d’un homme savant. On le prie d’arrêter cela et d’employer cette belle qualité après de plus nobles et excellentes occasions. Autrement, l’École lui témoignera le ressentiment qu’elle en a. »

Et de nouveau, le 28 février 1653 (ibid. fos 192‑194) :

« Je vous avais écrit quelque chose touchant M. Meyssonnier. Il s’en est plaint à moi et par là, j’ai connu comme vous êtes bons amis, vu que même du depuis vous lui avez aidé à me faire tenir un paquet suscrit de votre main, mais contenant diverses petites œuvres dudit sieur. Je lui rends la raison de ce que je fis le plus honnêtement et doucement que je puis. Je m’assure qu’il en sera satisfait. Nous attendons dans peu de temps le retour de deux de nos collègues qui sont encore à la cour, M. de Belleval et M. Soliniac, lesquels vous pourront voir en passant ; et après leur retour, on pensera à faire courir le Notum pour les places vacantes en notre Compagnie. La dispute sera célèbre car il y a déjà plusieurs très capables concurrents qui se présentent. Nous n’avons ici rien de nouveau qu’une appréhension de quelques troubles en ce quartier. Ma réponse au sieur Riolan est toute prête. Je n’attends encore que quelques petits mémoires qui me sont nécessaires. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 29 juillet 1653. Note 22

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(Consulté le 27.05.2020)

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