Autres écrits : Ana de Guy Patin :
L’Esprit de Guy Patin (1709),
Faux Patiniana II-5, note 25.
Note [25]

Plutarque, Sur les moyens de réprimer la colère, chapitre 6 (traduction de Dominique Ricard, 1743) :

« L’orateur Caius Gracchus, {a} dont les manières étaient dures et qui parlait avec trop de véhémence, réglait sa voix par une de ces petites flûtes au moyen desquelles les musiciens observent la gradation dans les tons différents. {b} Lorsqu’il parlait, un de ses domestiques se tenait derrière lui avec cette flûte, jouant un air doux et modéré afin de ramener la voix trop criarde de son maître et de lui faire prendre un ton qui n’eût point d’âpreté et de colère. C’était comme dans les pastorales où “ De légers pipeaux, par leur note paisible, invitent au repos ” : de même, cette flûte calmait et adoucissait l’emportement de l’orateur. »


  1. Caius Gracchus, issu de l’illustre famille Cornelia, est un tribun de la plèbe du iie s. av. J.‑C. V. note [6], lettre 959, pour sa mère Cornélie et son frère Tiberius Gracchus.

  2. Ancêtre du diapason, cette flûte portait le nom de tonorion.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
L’Esprit de Guy Patin (1709),
Faux Patiniana II-5, note 25.

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(Consulté le 27/05/2024)

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