À Claude II Belin, le 12 janvier 1632
Note [3]

Giovanni Argenterio, en français Jean Argentier (Castel-Nuovo, Piémont 1513-Turin 1572) fut successivement médecin à Lyon, à Anvers, à Naples, professeur à l’Université de Montereale (Frioul), puis à celle de Turin. Il fut un des premiers et des plus puissants antagonistes de l’École de Galien (A.‑J.‑L. Jourdan in Panckoucke).

Ses œuvres complètes ont été réunies pour la première fois à Venise (1592, in‑fo) par son fils Ercole, avec en effet trois opuscules inédits : De Febribus [Les Fièvres] ; In Librum Galeni de febribus [Contre le Livre de Galien au sujet des fièvres] ; De Vi purgantium medicamentorum [Le Pouvoir des médicaments purgatifs] ; mais Guy Patin voulait sans doute parler de la seconde édition :

Opera Johannis Argenterii Castelllonovensis Pedemontij, Philosophi ac Medici acutissimi simul et gravissimi, in florentissimis Italiæ Academiis, Neapolitana scilicet, Pisana, Taurinensis, etc. Medicinæ quondam cùm Theoricæ, tum Practicæ Professoris primarii ac celeberrimi. Quorum nonnulla iam ante excusa, plurima vero a nemine hucusque visa, avidissime tamen desiderata, tandemque ab hæredibus ipsius reperta et in lucem prolata sunt. Omnia nunc pridem ex exemplari Veneto diligentius revisa, ex divisis quatuor partibus in unum volumen collecta, ac ab innumeris, quibus hinc inde scatebant, mendis maculata. In quibus præcipuæ difficilesque materiæ, tam Medicæ, quam philosophicæ, et præsertim hac tempestate adhuc controversæ, non docte minus, quam subtiliter et enucleate elucidantur, ipsiusque habitæ sanitatis tuendæ et amissæ pariter recuperandæ ratio plenissime traditur. Accessit ad hæc Fabii Paulini Utinensis Philosophi ac Medici non vulgaris in libros artis Medicinalis Galeni per tabulas œconomia. Quo vero in loco quoque ordine operum contentorum unumquodque inquirendum sit, pagina orationem Herculis Argenterii autoris filii ad Lectores subsequens sua serie demonstrabit [Œuvres de Jean Argentier), natif de Castel-Nuovo en Piémont, philosophe et médecin à la fois très fin et très sérieux, jadis premier et très célèbre professeur de médecine tant théorique que pratique dans les plus florissantes universités d’Italie : Naples, Pise, Turin, etc. Quelques-unes d’entre elles ont déjà été publiées, mais plusieurs n’ont encore jamais été vues par personne, tout en étant très avidement désirées ; ses héritiers les ont retrouvées et les mettent enfin au grand jour. Les voici maintenant complètes, tirées de l’édition de Venise, revues avec grand soin, réunies en un seul volume au lieu d’être divisées en quatre parties, et purgées des innombrables fautes qui y pullulaient. Les matières principales et difficiles, tant médicales que philosophiques, et surtout celles qui sont encore aujourd’hui controversées, sont élucidées non moins savamment que finement et sobrement ; et la façon de préserver sa propre santé quotidienne et de la retrouver quand on l’a perdue est enseignée de manière tout à fait complète. On y a ajouté l’économie de l’art médical de Galien présentée en tableaux par Fabio Paolini, philosophe et médecin hors du commun, natif d’Udine (1535-1605, professeur de langue grecque à Venise). La page qui suit le discours d’Ercole Argenterio aux lecteurs montrera à qui voudrait chercher où et dans quel ordre est placée chacune des œuvres] (Hanau, Wechel, chez les héritiers de Claudius Marnius, 1610, in‑8o).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 12 janvier 1632. Note 3

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(Consulté le 20.10.2019)

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