À Charles Spon, le 5 février 1658
Note [33]

Mathieu Garnier, conseiller au Grand Conseil puis trésorier des parties casuelles, avait épousé la fille de l’apothicaire De Vougues. Leur fille aînée, Madeleine (morte en 1661), avait épousé en secondes noces le fils de Mathieu i Molé, Jean-Édouard Molé de Champlâtreux. Tallemant des Réaux lui a consacré une historiette (Mme d’Orgères, tome ii, pages 476‑479). Antoine Adam a déniché ces vers qui couraient sur Mathieu, dans un libelle intitulé Les Amours de Mme de Brancas, dirigé contre une autre des filles de Garnier, prénommée Suzanne :

« Vêtu d’une étroite culotte,
Son père, faiseur de calotte,
En vendit, dit-on, à Lyon
Quasi pour près d’un million.
Ainsi se voyant en avance,
Il se mêla dans la finance
et tout le reste de ses ans,
Fut un des plus gros partisans. »

Ses offices divers et prestigieux n’empêchèrent pas Garnier d’intervenir dans plusieurs traités signés avec le roi entre 1635 et 1653 (Bayard, page 40).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 5 février 1658. Note 33

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(Consulté le 26.11.2022)

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