À Charles Spon, le 10 avril 1650
Note [45]

Journal de la Fronde (volume i, fo 201 ro, Paris le 15 avril 1650) :

« Les lettres de Dijon du 10 portent que le roi était allé au camp devant Bellegarde et y était arrivé le 9 au matin, et que les assiégés ayant appris l’arrivée de Sa Majesté par les décharges qu’on fit du canon et de la mousqueterie, cessèrent les leurs par respect ; mais il en arriva avant-hier un courrier qui apporta nouvelles à M. le duc d’Orléans que ceux qui commandent dans la place avaient fait leur capitulation le 11, par laquelle Sa Majesté leur avait accordé jusqu’au 21 pour envoyer à Stenay savoir s’ils devaient espérer du secours ; et pour cet effet, leur avait fait donner des passeports afin qu’ils y pussent envoyer qui bon leur semblerait ; et en cas que dans le temps ils ne reçoivent point du secours, ils sortiront de la place avec armes et bagages, tambour battant, etc., et pourront aller où bon leur semblera. Ceux qui voudront venir de bon gré au service du roi ou se retirer chez eux, le pourront faire sans qu’on les puisse rechercher en aucune façon pour le passé ; et au contraire, ceux qui voudront aller à Stenay et qui persisteront à être contre le service du roi, le pourront aussi faire et subiront les peines auxquelles ils seront condamnés par les commissaires députés pour leur faire leur procès. Cependant, {a} il y aura trêve de part et d’autre jusqu’audit jour 21, et les officiers et soldats de l’un et l’autre parti mangent et boivent ensemble comme bons amis. »


  1. En attendant quoi.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 10 avril 1650. Note 45

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(Consulté le 30.10.2020)

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