À Charles Spon, le 8 mars 1644
Note [55]

Omer Talon (Paris 1596-ibid. 28 décembre 1652), seigneur de L’Estang, issu d’une illustre famille de la robe anoblie en 1595 par l’échevinage de Paris, était le fils d’un avocat au Parlement de Paris. Il avait débuté à 18 ans dans la profession d’avocat où ses grands talents l’avaient fait remarquer. En 1631, son frère, Jacques Talon, s’était démis en sa faveur des fonctions d’avocat général. L’un des meilleurs juristes de son temps, Omer Talon conserva cette charge jusqu’à sa mort et la légua à son fils aîné, Denis. Le renom d’Omer Talon tient surtout à la conduite qu’il eut durant la Fronde où il s’évertua, en dépit des circonstances, à concilier les intérêts du Parlement, tout en cherchant à préserver l’autorité royale. On a publié en 1732 ses Mémoires, continués par son fils Denis jusqu’au mois de juin 1653 (Michaud).

Le 7 mars 1644, en remerciement des services qu’Omer Talon avait rendus à la Faculté lors de son procès contre Renaudot, la Compagnie publia un décret où elle lui assurait à perpétuité des soins gratuits de la part des docteurs régents, pour lui et sa famille (Comment. F.M.P., tome xiii, fos 220 vo‑221 ro).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 8 mars 1644. Note 55

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(Consulté le 10.12.2019)

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