À André Falconet, le 18 février 1661, note 6.
Note [6]

Marie Mancini épousa Lorenzo Onofrio Colonna, duc de Taglicoli, prince de Palliano et de Castiglione, grand connétable du royaume de Naples, dit le Connétable. La cérémonie eut lieu le 15 avril 1661 : « Dans la chapelle royale du Louvre, en présence de leurs majestés très-chrétiennes, le marquis Angelelli […] épousa par procuration du connétable Colonna Mme Marie Mancini », écrivait le nonce, Mgr Piccolomini, cité par Doscot, qui ajoute (Mancini, pages 117‑118) :

« On commença à faire les cérémonies de mon mariage en la chapelle du roi où la messe fut célébrée par l’archevêque d’Amasia, aujourd’hui patriarche de Jérusalem, qui me fit un présent de très grande valeur de la part du connétable, son neveu, au nom duquel le marquis Angelelli me donna la main. Cette cérémonie étant achevée, on me traita en princesse étrangère et comme telle, on me donna le tabouret dans la chambre de la reine. C’était le commencement de cette affaire et le départ de la fin. Je le sollicitai avec beaucoup d’empressement, ne pouvant avoir de repos que je ne me fusse mise en chemin, parce qu’une fois qu’on a pris une résolution favorable ou contraire, il faut l’exécuter le plus tôt que l’on peut. Je partis donc et en prenant congé de Leurs Majestés, le roi eut la bonté de m’assurer que j’aurais toujours part dans son souvenir et qu’il m’honorerait toujours de son affection, quelque part du monde que je fusse. Ensuite de cela, je partis, accompagnée du patriarche de Jérusalem, du marquis Angelelli et de notre gouvernante, {a} suivie de 50 gardes à qui Son Éminence avait donné ordre, avant que de mourir, de m’escorter jusqu’à Milan où le connétable me devait prendre. »


  1. Madeleine de Gaillard Longjumeau de Ventraben avait épousé en 1636, âgée de 16 ans, Gaspard de Venelle, conseiller au parlement d’Aix, puis maître des requêtes de la Maison de la reine.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 18 février 1661, note 6.

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(Consulté le 30/05/2024)

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