À André Falconet, le 28 février 1650
Note [7]

Journal de la Fronde (volume i, fos 171 ro et 173 ro) :

« Le comte d’Harcourt était attendu avant-hier {a} à Rouen pour prêter le serment pour le gouvernement de Normandie qu’on lui a donné par commission. Leurs Majestés en doivent partir demain {b} pour revenir à Paris, et cependant [pendant ce temps] on a fait partir 24 compagnies des gardes pour les faire avancer en Bourgogne. […]

Le 16 du courant, {c} le comte d’Harcourt étant arrivé à Rouen, la reine envoya au parlement, qui était assemblé, les lettres patentes qu’elle avait données à ce comte pour le gouvernement de Normandie, mais elles furent refusées tout d’une voix sur ce qu’elles portaient en termes exprès que c’était en considération des services qu’il avait rendus à l’État, et notamment l’année passée pendant les troubles qui étaient excités dans cette province-là, ces Messieurs ayant cru que cette dénomination les rendait criminels pour les désordres passés. Mais le lendemain, les lettres patentes ayant été changées et ces termes ayant été retranchés, le parlement les vérifia conformément aux volontés de Leurs Majestés, quoique l’on remarquât qu’il y eût assez de contestation lorsqu’on opina là-dessus, s’étant trouvé 25 voix qui allaient à ne recevoir ce comte que comme lieutenant de ce gouvernement sous le petit comte de Dunois, {d} lequel en ayant la survivance, l’on considérait qu’il en devait être le maître et qu’on ne le lui pouvait ôter sans lui faire le procès. »


  1. Le 16 février.

  2. Le 19 février.

  3. Mars.

  4. Jean-Louis-Charles, âgé de 4 ans, fils aîné du duc de Longueville.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 28 février 1650. Note 7

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(Consulté le 29.09.2022)

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