À André Falconet, le 1er juin 1663, note 7.
Note [7]

« dans l’admirable ouvrage qu’est sa satire x : “ Son sexe sans < sic > varicocèle pendouille ; et on aura beau le caresser toute une nuit, il pendouillera quand même ” » (Juvénal, Satire x, vers 205‑206).

Pierre Pic (Introduction, pages xxv‑xxvi) a remarqué l’erreur :

« La citation exacte est : Iacet exiguus cum ramice nervus…. {a} Certes, il est commode de mettre une coquille sur le dos d’un imprimeur. Qu’un compositeur ait pu laisser passer sine pour cum, d’accord. Mais l’omission d’exiguus, mot capital ici pour le sens, ne peut être que du fait de Patin. Jamais Montaigne n’eût commis pareille erreur. Il est d’ailleurs de toute justice de tenir compte que Montaigne écrivait pour le public et corrigeait ses épreuves, tandis que Patin adressait à ses correspondants des lettres qui n’étaient destinées tout au plus qu’à être communiquées à quelques amis ; il en eût peut-être considéré la publication comme une trahison. ». {b}


  1. « son petit sexe pendouille avec son varicocèle… » : « ses sens débiles restent flaccides, avec leur varicocèle, et toute une nuit de caresses ne leur rendrait pas leur vitalité », dans la traduction de Labriolle et Villeneuve (1962)

    Affection bénigne, une varicocèle (ramex en latin) est une « tumeur du scrotum causée par des varices qui se forment autour des testicules et des vaisseaux spermatiques ».

  2. Pic n’envisageait pas que la faute pût incomber aux transcripteurs de la lettre (ce qui me paraît le plus vraisemblable).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 1er juin 1663, note 7.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0751&cln=7

(Consulté le 30/05/2024)

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