À Charles Spon, le 10 janvier 1648
Note [9]

Olivier Le Fèvre d’Ormesson (Journal, tome i, pages 397‑398) :

« On racontait l’histoire du Père de La Mouche, {a} jésuite de la Maison d’Orléans, lequel, à Linas, {b} le coche s’y étant arrêté, tandis que toute la compagnie était allée à la messe de minuit la nuit de Noël, demeura dans sa chambre, où il se tua avec un petit couteau et le poinçon de son étui, dont les juges dressèrent procès-verbal ; et il fut trouvé dans sa poche, au commencement de son bréviaire, quelques manuscrits où était écrite la question de Marian, utrum liceat occidere tyrannum ? {c} et il avait écrit, respondetur quod sic, {d} et il mettait ensuite toutes les raisons pour l’affirmative. Outre ce, on lui trouva une lettre de change de quatre mille livres payables à Paris. Les procès-verbaux furent apportés à M. le premier président qui les envoya au procureur général ; celui-ci les porta à M. le chancelier qui a étouffé cette affaire. »


  1. Sic pour de La Touche.

  2. À côté de Montlhéry.

  3. « Est-il permis de tuer un tyran ? »
  4. « À quoi il est répondu comme suit ».

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 10 janvier 1648. Note 9

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(Consulté le 18.11.2019)

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