À André Falconet, le 10 mai 1661
Note [9]

« Cette fièvre déterminée
Qui, durant neuf jours obstinée,
Était comme un brasier ardent
Au corps du premier président,
S’est rendue, enfin, plus traitable,
Et n’a plus rien de redoutable.
Les Messieurs de la Faculté

Espèrent bien de sa santé,
Et ce grand Lamoignon commence
D’entrer dans la convalescence ;
Et comme il est infiniment
Estimé dans le Parlement,
Tous ceux de cette Compagnie
En ont une joie infinie »

(Loret, Muse historique, livre xii, lettre xviii, du samedi 7 mai 1661, vers 91‑104).

Guy Patin se rassurait à bon compte de ne pas s’être acquis la précieuse confiance médicale du premier président. Lamoignon s’était choisi des praticiens du clan antimonial, comme en atteste ce passage du Journal d’Eusèbe Renaudot (page 260), le plus fidèle élève de François Guénault :

« M. le premier président du Parlement m’a régalé le 12 février 1669 de deux demi-muids de vin pour les soins que je lui ai rendus dans ses maladies avec succès. Nous verrons vers ces jours gras si la liqueur qu’il m’a envoyée est plus agréable que toutes celles que je lui ai fait boire dans une longue infirmité qu’il a eue, qui venait d’un abcès des reins dont il est bien guéri. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 10 mai 1661. Note 9

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(Consulté le 27.01.2020)

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