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Du Halde, Jean-Baptiste. Description géographique, historique, chronologique, politique et physique de l'empire de la Chine et de la Tartarie chinoise / vol. II
Paris : P.G. Lemercier, 1735.

 
Nombre de pages : 741            1-741
[sans numérotation] [Page de faux-titre]
[sans numérotation] [Page de titre]
[sans numérotation] Table des articles contenus dans ce second Volume
[sans numérotation] De l'ancienneté et de l'étendue de la Monarchie Chinoise
9 De l'autorité de l'Empereur, des Sceaux de l'Empire, de ses dépenses ordinaires, de son Palais, de ses équipages et de la marche lorsqu'il sort du Palais
22 De la forme du Gouvernement de la Chine, des différents Tribunaux, des Mandarins, des honneurs qu'on leur rend, de leur pouvoir et de leurs fonctions
43 Du Gouvernement militaire, des forces de l'Empire, des forteresses, des gens de guerre, de leurs armes de leur artillerie
50 De la Police de la Chine, soit dans les Villes pour y maintenir le bon ordre, soit dans les grands chemins, pour la sureté et la commodité des voyageurs, des Douanes, des Postes, etc
58 De la Noblesse
64 De la fertilité des terres, de l'Agriculture et de l'estime qu'on fait de ceux qui s'y appliquent
72 De l'adresse des artisans et de l'industrie du menu peuple
75 Du génie et du caractère de la Nation chinoise
80 De l'air et de la physionomie des Chinois, de leur modes, de leurs maisons, des meubles dont elles sont ornées
88 De la magnificence des Chinois dans leurs voyages, dans les Ouvrages publiques, tels que sont les Ponts, les Arcs de triomphe, les Portes, les Tours et les Murs des villes ; dans leurs Fêtes, etc
98 Des cérémonies qu'ils observent dans leurs devoirs de civilités, dans leurs visites et les présents qu'ils se font les uns aux autres, dans les Lettres qu'ils s'écrivent, dans leurs festins, leurs mariages et leurs funérailles
131 Des Prisons où l'on enferme les Criminels et des châtiments dont on les punit
138 De l'Abondance qui règne à la Chine
155 Des Lacs, des Canaux et des Rivières dont l'Empire de la Chine est arrosée, des Barques, des Vaisseaux ou Sommes chinoises
163 De la Monnaie qui en différents temps a eu cours à la Chine
169 Du Commerce des Chinois
173 Du Vernis de la Chine
177 De la Porcelaine
205 Des Soieries
208 Extrait d'un ancien Livre, qui enseigne la manière d'élever et de nourrir les vers à soie, pour l'avoir et meilleure et plus abondante
224 De la Langue Chinoise - Du génie de la Langue Chinoise
230 De la prononciation Chinoise et de l'orthographe des mots Chinois en caractères d'Europe
233 Abrégé de Grammaire Chinoise - Des noms positifs, comparatifs et superlatifs
234 Des pronoms
235 Des verbes - Des prépositions
236 Des adverbes
237 Des nombres et de leurs particules
238 Particules de nombres
[sans numérotation] Du papier, de l'encre, des pinceaux, de l'imprimerie et la reliure des livres de la Chine
251 De quelle manière on fait étudier les jeunes Chinois ; des divers degrés par où ils passent et combien ils ont d'examens à subir pour parvenir au Doctorat
259 Extrait d'un Livre Chinois intitulé : l'Art de rendre le Peuple heureux en établissant des écoles publiques - T Hio
266 Extrait d'un Traité sur le même sujet fait par Tchu hi, l'un des plus célèbres Docteurs de la Chine, qui fleurissait sous la dix-neuvième Dynastie nommée Song
269 Extrait d'un Livre contenant un recueil d'histoires, qu'on a soin de lire aux enfants
275 Extrait du Chapitre des Examens particuliers des jeunes Etudiants qui font Sieou tsai, ou qui prétendent à ce grade
277 Traduction du Chapitre Kiang hio, ou modèle que donne l'Auteur d'un discours tel qu'il peut se faire dans le Hio, ou Salle des Assemblés des Lettrés
279 Traduction du Chapitre où est proposé le Projet et les règlements d'une Académie ou Société de Savants
[sans numérotation] De la Littérature Chinoise
286 Des Kings Chinois, ou des Livres Canoniques du premier Ordre
288 L'Y King, Premier Livre Canonique du premier ordre
295 Le Chu King, Second Livre Canonique du premier Ordre
298 Divers extraits du Chu King - Maximes des anciens rois. Dialogue
302 Harrangue qu'on dit que Tchong hoei fit à l'Empereur Tching tang
304 Instruction qu'Y yun donna au jeune Tai kia
305 Histoire et Entretien de l'Empereur Cao Tsong et de Fou yue, son Ministre
308 Le Chi King, Troisième Livre Canonique du premier Ordre
309 Odes choisies du Chi King - Première Ode : Un jeune Roi prie les Ministres de l'instruire - Seconde Ode : A la louange de Ven Vang - Troisième Ode : A la louange du même
311 Quatrième Ode : Conseils donnés à un Roi
313 Cinquième Ode : Sur la perte du Genre humain
314 Sixième Ode : Lamentations sur les misères du Genre humain
315 Septième Ode : Sur le même sujet
316 Huitième Ode : Avis au Roi
317 Le Tchun Tsiou, Quatrième Livre Canonique du premier Ordre
318 Le Li Ki, Cinquième Livre Canonique du premier Ordre
319 Des Livres Classiques ou Canoniques du second Ordre, nommés Sfeë chu - Vie de Cong Fou tseë ou Confucius
325 Le Ta Hio ou l'Ecole des adultes, Premier Livre Classique ou Canonique du second Ordre
327 Tchong Yong ou le Milieu immuable, Second Livre Classique ou Canonique du second Ordre
329 Lun Yu ou Livre des Sentences, Troisième Livre Classique ou Canonique du second Ordre
334 Meng Tsëe ou le Livre de Mencius, Quatrième Livre Classique ou Canonique du Second Ordre
335 Première partie - Premier chapitre
337 Second chapitre
339 Troisième chapitre
341 Quatrième chapitre
342 Cinquième chapitre
345 Sixième chapitre
347 Seconde partie - Chapitre premier
349 Chapitre second
351 Chapitre troisième
353 Chapitre quatrième
354 Chapitre cinquième
356 Chapitre sixième
359 Chapitre septième
361 Chapitre huitième
363 Hiao King ou Du respect filial - Cinquième Livre Classique
365 Siao Hio ou l'Ecole des enfants - Sixième Livre Classique
366 Première partie - Chapitre premier - De l'Education de la Jeunesse
367 Chapitre second - Des cinq devoirs - Paragraphe I - Des devoirs du père et du fils
368 Paragraphe II - Des devoirs du Roi et de son Ministre - Paragraphe III - Des devoirs du Mari et de la Femme
369 Paragraphe IV - Du devoir des jeunes gens à l'égard des personnes âgées
370 Paragraphe V - Du devoir des Amis
371 Chapitre cinquième - De la vigilance qu'on doit avoir sur soi-même - Paragraphe I - Règles pour bien gouverner son coeur - Paragraphe II - Règles pour apprendre à composer son extérieur
372 Paragraphe III - Règles pour le Vêtement
373 Paragraphe IV - Règles pour le repas - Chapitre quatrième - Exemples par rapport à ces Maximes, tirés de l'Antiquité - Paragraphe I - Exemple des Anciens sur la bonne éducation
374 Paragraphe II - Exemples des Anciens sur les cinq devoirs
375 Seconde partie - Chapitre premier - Maximes des auteurs modernes - Paragraphe I - Maximes sur l'éducation de la Jeunesse
377 Paragraphe II - Maximes sur les cinq devoirs -
378 Paragraphe III - Maximes des auteurs modernes sur le soin avec lequel on doit veiller sur soi-même
379 Chapitre second - Exemples tirés des auteurs modernes - Paragraphe I - Exemples sur l'éducation de la Jeunesse
380 Paragraphe II - Exemples sur les cinq devoirs
383 Paragraphe III - Exemples sur le soin avec lequel on doit veiller sur soi-même
[sans numérotation] Recueil impérial contenant les Edits, les Déclarations, les Ordonnances et les Instructions des différentes Dynasties
387 Avis
[sans numérotation] Recueil impérial contenant les Edits, les Déclarations, les Ordonnances et les Instructions des différentes Dynasties
391 A l'occasion d'une Eclypse du soleil du temps des Han, l'Empereur Ven Ti fit publier la Déclaration suivante
392 Autre Déclaration du même Empereur Ven Ti, portant abrogation d'une Loi qui défendait de critiquer la forme du Gouvernement - Autre Déclaration du même Empereur Ven Ti, portant ordre de délibérer sur l'abrogation d'une autre Loi, suivant laquelle les parents des criminels étaient enveloppés dans leur crime
393 Autre Déclaration du même Empereur Ven Ti, portant rémission de la moitié de ses droits en grain, pour animer les Peuples à l'Agriculture - Autre Déclaration du même Empereur Ven Ti, portant ordre de délibérer sur le changement des Mutilations en d'autres peines
394 Autre Déclaration du même Empereur Ven Ti, à l'occasion des prières et des supplications que faisaient faire pour lui plusieurs Officiers, d'ailleurs assez négligents dans l'exercice de leurs charges
395 Autre Déclaration du même Empereur Ven Ti, portant ordre qu'on lui cherche et qu'on lui présente des gens d'un mérite et d'une droiture à l'épreuve
396 Autre Déclaration du même Empereur Ven Ti, sur la paix faite avec Tan Yu, Prince tartare au Nord de la Chine - Déclaration de l'Empereur King Ti, successeur de Ven Ti, portant ordre d'avoir de la compassion dans les jugements criminels
397 Autre Déclaration du même Empereur King Ti, pour recommander aus Peuples l'agriculture, aux Magistrats la vigilance et le désintéressement
398 Déclaration de l'Empereur Vou Ti, par laquelle il recommande qu'on lui donne des lumières pour bien gouverner ; qu'on l'instruise sur certains points et qu'on lui parle avec liberté
401 Tchao Ti, le plus jeune des enfants de Vou Ti, lui succéda. Je ne trouve de lui dans ce Livre que deux pièces, encore la première est-elle bien courte. En voici l'occasion. On lui présenta comme gens d'un mérite singulier, d'une vertu exemplaire et d'une grande capacité, Han Fou et quatre autres : mais on lui représenta en même temps de vivre retirés et de ne point entrer dans les Charges ; qu'ils priaient sa Majesté de le trouver bon. Sur cela, Tchao Ti expédia un ordre en ces termes. - Tan Ouang, Roi de Yen, quoique de la maison régnante, entrait dans un Parti qui se formait. Tchao Ti, qui en fut instruit, lui écrivit la lettre suivante, et la lui envoya, scellée de son Sceau
402 Déclaration de l'Empereur Suen Ti, portant ordre qu'on lui présente des gens qui se soient distingué par la piété filiale
403 Autre Déclaration de l'Empereur Suen Ti, portant exemption des Corvées pour ceux qui venaient de perdre leur père ou leur mère
404 Déclaration de l'Empereur Tching Ti successeur de Yeun Ti. Il recommande aux Heou et autres Grands d'éviter toute dépense inutile et ordonne qu'on veille à ce que personne n'ait des habits, etc. au-dessus de sa condition
405 Déclaration de l'Empereur Ngai Ti, par laquelle il réforme la Musique
406 Discours de Kia Chan, sur le bon ou le mauvais gouvernement, adressé à l'Empereur Ven Ti, autrement dit Hiao ouen
412 Discours ou Mémoire de Kia Y, adressé à l'Empereur Ven Ti
427 Autre discours du même Kia Y, pour porter l'Empereur Ven Ti à faire des réserves en grain et en argent
428 Tchang, surnommé Li Vang, était le dernier des enfants de Kao Ti, Fondateur de la Dynastie nommée Han. Ven Ti, son aîné devenu Empereur, le fît Roi de Hoai nan. Ce nouveau Roi fît dans la suite bien des fautes. Ven Ti, qui était naturellement bon, en dissimula plusieurs. Commençant en fin à s'en lasser, il chargea un Tfiang Kiun, qui était en même temps Heou, d'écrire au Vang de Hoai nan la réprimande suivante. Ce Tfiang kiun écrît en son propre nom, mais de manière à faire sentir qu'il a commission de l'Empereur
430 Ce que Kia Y avait proposé sous l'Empereur Ven Ti, de diminuer la puissance des Princes feudataires en partageant leurs états, Chao Tfo le proposa sous l'Empereur suivant, qui fût King Ti. La chose passa au Conseil, mais Ou et Tfou, se révoltant à cette occasion, King Ti recula et sacrifia Chao Tfo comme auteur de cet avis. Le discours de Chao Tfo sur cette matière n'a rien qu'on ait déjà vu dans le discours de Kia Y. Ainsi je n'en parle point et je me contente de traduire quelques autres discours de ce Ministre. Discours sur la Guerre, adressé à l'Empereur King Ti
433 Autre discours du même Chao Tfo au même Empereur King Ti sur la manière d'assurer les frontières de la Chine
435 L'Empereur ayant déféré à cet avis, Chao Tfo dressa le Mémoire qui suit, et le présenta à sa Majesté
436 Sous l'Empire de ce même King Ti, le Roi de Ou résolut d'attaquer le Roi de Leang. Comme il n'avait pour cela aucune raison légitime et que l'entreprise était injuste, Mei Tching s'efforca de l'en dissuader et lui adressa pour cela le Discours qui suit
438 On a vu ci-dessus une Déclaration de l'Empereur Vou Ti, par laquelle il demandait aux Sages qu'on lui avait présenté et principalement à Tong Tchong Chu, des lumières sur le gouvernement et sur certains autres points. Les réponses de Tchong Chu sont fort longues. Je meborne à en traduire quelques endroits. - Extraits des réponses de Tchong Chu à l'Empereur Vou Ti
438 Second Discours
439 Troisième Discours
442 Nien Ngan dans un discours adressé au même Empereur Vou Ti, touche deux points : n° 1. Le Luxe qui régnait. 2°. La Guerre qu'on faisait
443 On faisait d'assez fréquentes Remontrances à l'Empereur Vou Ti, sur ce que le luxe était grand sous son règne et que l'Agriculture était négligée. Le Prince, s'adressant un jour à Tong Fang Fo, lui dit : je voudrais réformer mes peuples ; suggérez m'en les moyens ; exposez-moi comment vous jugez qu'il faut s'y prendre. Tong Fang Fo répondit par écrit en ces termes
444 Sous le même Empereur Vou Ti, Kong Fun Hong Ministre d'Etat, proposa de défendre au peuple l'usage de l'arc. Vou Ti ordonna une délibération sur cette requête. Ou Kieou présenta à l'Empereur son sentiment par écrit, concluant pour la négative. Voici l'extrait de son discours
445 Sous l'Empereur Suen Ti, on faisait de nouveaux établissements et on ouvrait des terres sur les frontières du côté des Hiong nou. Ceux-ci disputant le terrain il y eut une action. Quelques chinois furent fait prisonniers et aussitôt élargis. On voulut profiter de cette occasion pour engager Suen Ti à faire la guerre. Hoei Fiang, un de ces ministres, s'y opposa et fit le discours suivant pour le détourner de cette entreprise
446 A l'occasion d'une Eclypse de soleil et d'un tremblement de terre, l'Empereur Yuen Ti publia une Déclaration par laquelle il ordonnait qu'on lui exposat les défauts du Gouvernement ; Quang Hong, qui était alors Po fe, présenta un Discours à l'Empereur où il lui disait ce qui suit
448 Il y a encore dans ce Livre un autre Discours du même auteur au même Empereur Yuen Ti. Ce Prince avait deux choses à corriger. 1°. Il était indéterminé et donnait toute sa faveur aux parents de la Reine, qui abusaient de leur crédit. C'est pourquoi Quang Heng dans ce Discours, touche deux points essentiels pour toute sortes de personnes, mais encore plus pour un Prince ; le premier est de connaître son principal défaut naturel et de le corriger. Le second de régler sa maison
449 Il y a dans le même Livre un troisième Discours de Quang Heng. Il est adressé à Tching Ti, fils et successeur de Yuen Ti. - J'ai voulu mettre de suite l'extrait des trois discours de Quang Heng, dont les deux premiers s'adressaient à l'Empereur Yuen Ti et le troisième à Tching Ti, son successeur. Je ne crois pas pour cela devoir omettre une pièce d'un autre auteur, faite sous Yuen Ti ; elle est de Kong Yu, qui, à l'occasion d'une mauvaise année, l'adressa à cet Empereur pour l'exhorter à imiter la tempérance, la frugalité et l'épargne des anciens
452 Sous l'Empereur Suen Ti, comme on délibérait des moyens de pourvoir aux armées sur les frontières, Tchang tchang proposa d'accorder aux criminels, dont néanmoins quelques-uns étaient excepté, le pouvoir de se racheter en fournissant une certaine quantité de grains. Siao Hoang Tchi fit sur cela la remontrance suivante
453 Remontrances de Lieou Hiang à l'Empereur Tching Ti, sur les dépenses énormes qu'il avait déjà faites et qu'il continuait de vouloir faire pour la sépulture des Princes de sa maison
457 Autre remontrance du même Lieou Hiang au même Empereur Tching Ti, sur ce qu'il abandonnait le Gouvernement aux parents de l'Impératrice
459 Placet de Mei Fou présenté à l'Empereur Tching Ti en faveur de la famille de Confucius
460 Sous Tching Ti, à l'occasion de quelques phénomènes extraordinaires, un prétendu astrologue proposa d'envoyer une grosse armée contre les Barbares du Nord ; il ajouta que quand l'armée serait en état, le premier officier considérable qui ferait quelques fautes, il le fallait faire mourir ; que par là on imprimerait du respect aux autres ; qu'on répandrait la terreur chez les Barbares ; qu'on détournerait les mauvais augures et que tout réussirait. Tching Ti donnant à demi dans ce projet, demanda à Ouang Kia ce qu'il en pensait, Celui-ci répondit par écrit en ces termes
462 L'Empereur Ngai Ti avait un favori nommé Tong Hien. Il le comblait d'honneurs et de biens : c'est ce qui faisait gémir tout le monde. Ouang Kia fit sur cela une remontrance à l'Empereur. Après y avoir exposé fort au long les faveurs de l'Empereur à l'égard de Tong Hien, les richesses, l'orgueil et le faste de ce favori, il rapporte l'exemple de deux personnages que la faveur avait ainsi élevé sous d'autres règnes et que leur fortune avait tellement aveuglé, qu'ils avaient enfin mis le trouble dans l'état et s'étaient perdus eux-mêmes. Il conclut par presser l'Empereur de bien peser ces deux exemples et d'autres des siècles passés et de modérer ses bienfaits à l'égard de Tong Hien, ne fut-ce que pour le bien même de ce favori, à qui des faveurs outrées ne pouvaient manquer de nuire. L'histoire dit que cette remontrance ne plut point à Ngai Ti et qu'il n'en aima pas moins Tong Hien ; que cependant, comme il avait eu quelque honte d'aller ouvertement contre la remontrance, il prit un détour pour augmenter les grands biens de son favori. L'Impératrice régnante produisit une Ordonnance vraie ou supposée, par laquelle l'Impératrice douairière léguait à Tong Hien un Domaine de deux mille familles. Cette ordonnance fut remise à Ouang Kia, Ministre d'Etat, pour en procurer l'exécution ; Ouang Kia aussitôt la cacheta et la remit à l'Empereur ainsi cachetée, avec une seconde remontrance où il lui dit ce qui qui suit
465 A Ngai Ti succéda Ping Ti, dont le règne fut de peu de durée ; Vang Puen s'empara du Trône et la Dynastie Han fut interrompue pendant plus de vingt ans. Sieou autrement dit Ouen Chou , petit-fils de Kao Tfou, la releva à la neuvième génération et les Han remontés sur le Trône l'occupèrent encore près de deux cents ans. Ce restaurateur de la Dynastie Han a été surnommé Quang Vou. L'an 27 de son règne, quelqu'un lui présenta un Mémoire pour l'engager à faire la guerre aux Barbares du Nord-Ouest ; il répondit à cette proposition par la déclaration suivante
466 Ming Ti quatrième fils de Quang Vou son successeur. Etant Tai tze, il avait pour Précepteur Ouen Yong. Celui-ci étant infirme, demanda par un Placet à se retirer de la Cour. Ming Ti, alors Empereur, fit au Placet de Ouen Yong une réponse par écrit, telle que je vais la traduire. - Tchang Ti succéda à Ming Ti, son père. La seconde année de son règne, il y eut une grande sécheresse. Des donneurs d'avis attribuèrent cette calamité à ce qu'on élevait pas les parents de l'Impératrice mère. Aussitôt, on proposa à l'Empereur de les élever. L'Impératrice mère s'y opposa et fit publier la Déclaration suivante
468 Tchang Ti traitant un jour les grands Officiers de sa garde dans un de ses appartements du Midi, passa par hasard en s'y rendant, par devant une grande salle où se gardaient les habits et les meubles qui avaient été à l'usage de l'impératrice Quang Lie Epouse de Quang vou, son grand-père. A cette vue, il parut touché : il changea tout-à-coup de visage, puis sur le champ, il donna ordre qu'on réservât de tout cela un habit de cérémonie propre de chaque saison, plus cinquante cassettes d'habits ordinaires. Tout le reste, il le distribua aux Vang, leur envoyant par un Express ce qu'il avait destiné à chacun d'eux. Il fit plus pour le Vang de Tong ping qui commandait les frontières. Il accompagnat son présent d'une Lettre. La voici en notre langue
469 Kiang Ké, originaire de Tfi, était fort pauvre mais fort vertueux. Il se distingua surtout par sa piété envers sa mère qui était veuve. Tout son quartier le loua si fort aux Magistrats, que l'Empereur en fut instruit et le fit Ta fou. Kiang Ké devenu infirme, obtint au bout de quelques temps la permission de se retirer en son pays. Il ne fut pas oublié dans sa retraite. Tchang Ti donna en sa faveur un ordre conçu en ces termes
470 Ho Ti, quatrième fils de Tchang Ti, fut son successeur. Lorsqu'il monta sur le Trône, l'Impératrice, sa mère, conformément aux intentions du feu Empereur, publia la Déclaration suivante. - Vou Ti, premier Empereur de la septième Dynastie nommée Tfin, recommande qu'on lui donne des avis avec liberté
471 Kien Yuen Ti, Empereur de la même Dynastie, entreprit de réduire Ou, nomma Kiao Yang Kou Général de ses troupes et l'honora de divers Titres ; entre autres, celui de Kai fou. Celui-ci pour s'excuser, présenta le Discours qui suit
472 Lieou Che expose à l'Empereur les avantages de la vertu Yang. Elle consiste à déférer et céder volontiers aux autres
474 Sous la même Dynastie, Tfin Yu Pou ouvrit un grand collège à Pan Yang. Il le fit connaître comme un écrit où il en exposait les règles. Il s'y rendit plus de sept cent jeunes étudiants. Ala première ouverture des classes, Yu Pou leur fit le petit discours qui suit
476 Sous la même Dynastie Tfin, l'Empereur Ming Ti, peu après être monté sur le Trône, voulut donner un important emploi à Yu Long, qui, sous le règne précédent, avait été avancé dans la Guerre. Yu Leang, pour s'excuser, présenta le discours qui suit
477 L'Empereur Hiao Venti par une Déclaration publique invita tous ses sujets à l'aider de leurs conseils. Après avoir exposé dans sa Déclaration ce qu'on a déjà vu dans d'autres semblables, l'exemple des Sages et fameux Empereurs de l'Antiquité et des inconvénients de la pratique contraire à la leur, il conclut sa Déclaration en ces termes. - On présenta à l'Empereur Suen Vou Ti un poulet qui avait quatre ailes et quatre pieds. Tfoui Quang avait alors à la Cour l'emploi de Tai chang. L'Empereur, qui l'estimait, lui envoya ordre de dire ce qu'il pensait sur ce monstre. Tfoui Quang prit cette occasion de donner à l'Empereur des avis sur sa conduite. Voici l'écrit tout entier, tel qu'il le présenta
479 Sous la même Dynastie, King Tching proposa à l'Empereur de lever les défenses faites sur le sel. Dans la Supplique, il dit ce qui suit
481 Nonobstant l'Avis du Conseil, l'Empereur fit publier la Déclaration suivante. - Après que l'Empereur Ven Ti, Fondateur de la Dynastie Souy, eut réduit le royaume Tchin, tous les officiers applaudissant à sa victoire, lui proposèrent de choisir quelque montagne pour y aller faire la cérémonie nommée Fong tchen. Ven Ti rejeta la proposition et pur qu'on ne revint pas à la charge, il publia l'ordre suivant. - Lettre du même Empereur Ven Ti, Fondateur de la Dynastie Souy, à Tang, Roi de la Corée
483 Tai Tfong, le second Empereur de la Dynastie Tang, que les historiens comparent aux plus fameux Princes de l'Antiquité, fit un écrit sur la différence du bon et du mauvais Gouvernement et sur la difficulté de bien régner. Comme il le faisait principalement pour son usage, il l'intitula le Miroir d'or, ou le précieux Miroir
490 Le même Empereur Tai Tfong, la troisième des années nommées Tchin koan, fit l'ordonnance qui suit
491 La troisième des années nommées Tchin koan, Li Ta Leang, fut élevé à la dignité de Tai fou et fut envoyé dans tout le territoire de Leang tcheou. Quelques temps après, un député de l'Empereur Tai Tfong, passant par ce pays-là, vit un excellent oiseau de chasse. Aussitôt il proposa à Ta Leang d'en faire un présent à l'Empereur. Ta Leang le donna au député, pour l'envoyer s'il le jugeait à propos. En même temps il fit tenir secrètement à l'Empereur un Mémoire conçu en ces termes
493 Sur la fin des années nommées Tchin koan, le même Empereur Tai Tfong fit, pour l'instruction du Prince son héritier, un livre qu'il intitula : La règle des Souverains. Ce livre avait douze chapitres. Le premier avait pour titre : de ce qui regarde la personne du Souverain ; le second : de l'élévation de ses proches ; le troisième : du soin de chercher les Sages ; le quatrième : du choix des Officiers ; le cinquième : de la facilité à écouter les avis et les remontrances ; le sixième : du soin de bannir la médisance et la calomnie ; le septième recommandait d'éviter l'orgueil ; le huitième, d'aimer une honnête épargne ; le neuvième, était des châtiments et des récompenses ; le dixième, de l'application à faire fleurir l'agriculture ; le onzième traitait de l'art militaire, qu'un Prince ne doit pas ignorer ; le douzième traitait des Lettres, qu'un Prince doit doir principalement estimer et cultiver. Toutes ces matières étaient traitées de manière qu'il avait et de quoi former le Prince à la Vertu et de quoi lui apprendre à bien gouverner. Tai Tfong adressant ce livre à son fils, mit à la tête une Préface. La voici
495 Déclaration d'un des Empereurs de la Dynastie Tang
496 La cinquième des années nommées Hoei tchang ou Tfong, un des Empereurs de la Dynastie Tang, publia l'ordonnance suivante
497 Remontrance de Ouei Tching à l'Empereur Tai Tfong
505 La onzième des années nommées Tchin koan, Tai Tfong entreprenant de bâtir un grand palais à Fei chan, le même Hoei Tching l'en dissuada par une remontrance faite exprès
506 La même année, le même Hoei Tching présenta un autre discours à l'Empereur Tai Tfong
507 La première des années nommées Chin Kong, l'Impératrice Vou Heou fatiguant beaucoup les peuples, pour conserver et pousser plus loin certaines conquêtes, Tien Gin Kie lui fit la remontrance suivante
508 Cette même Impératrice Vou Heou, à qui l'Empereur en mourant avait remis le Gouvernement, destitua le Prince héritier et l'exila. Elle le rappela longtemps après sur une remontrance que Sou Ngan Heng lui fit à propos. Mais comme elle continuait toujours à gouverner seule, quoique avancée en âge et qu'elle ne parlait point d'établir sur le Trône le Prince héritier, quoiqu'il fût en âge de gouverner, le même Sou Ngan Heng mit dans une boîte et fit passer secrètement jusqu'à l'Impératrice la remontrance suivante
510 La sixième des années nommées Tali, l'Empereur Tai Tfong publia la déclaration suivante
512 Déclaration de l'Empereur Te Tfong , dressée par Lou Tché
517 Les premières années du règne de Te Tfong étant agitées de divers troubles et ses Princes s'en attribuant la faute dans un entretien avec Lou Tché, celui-ci lui dit
519 Le même Empereur Tai Tfong parlant un jour à Lou Tché, lui dit : Vous m'aviez ci-devant représenté que le Prince ne faisant qu'un Corps avec ses sujets et surtout avec les Officiers qu'il emploie, il ne devait point y avir entre eux de défiances, de soupçons, de réserve ; qu'ainsi le Prince devait avoir et faire sentir une disposition sincère à profiter des avis de toutes sorte de personnes. Je l'ai fait. Qu'est-il arrivé ? Je ne sais combien de discoureurs en abusent. Ils font trafic de leur éloquence et semblent vouloir à ce prix acheter le droit d'être redoutables. Il faut bon gré mal gré que j'ai tort et que ces Messieurs se fassent valoir à mes dépens. Vous voyez que depuis quelques temps je laisse tomber les remontrances sans me déclarer sur ce qu'elles contiennent. Ce n'est point que par indolence je me relâche dans le soin des affaires de mon Etat. La raison de mon silence est ce que je viens de vous dire. Lou Tché, quelques jours après présenta sur ce sujet la remontrance suivante
523 La seconde des années nommées Yuen ho, il y eut des plaintes contre les Grands Officiers des Provinces. On les accusait de vexer les peuples et d'en tirer pour eux-mêmes de grosses sommes sous prétexte de quelques dons gratuits qu'ils procuraient à l'Empereur. Hien Tfong qui régnait alors, publia une Ordonnance, où il gémissait sur ce désordre. Elle finissait par une défense exprexxe à tous les Grands Officiers des provinces de rien offrir à la Cour au-dessus de ce qui était réglé et de s'en tenir exactement aux temps marqués pour les levées ordinaires. Malgré cette Ordonnance qui fit publié au printemps, dès l'été suivant, Fei Kiun, qui commandait dans le territoire de Yang yang, comptant sur un Officier du Palais qui était avec lui, fit offrir secrètement à l'Empereur des Bassins et autres meubles d'argent pesant plus de dix mille onces. Tout fut reçu, mais le secret ne fut pas gardé. Li Kiang tenant la plume au nom de plusieurs autres et de concert avec eux, présenta à Hien Tfong le Placet suivant
525 Le même Empereur Hien Tfong ayant reçu je ne sais quel os, qu'on disait être un os de Foë, le fit entrer en cérémonie dans les appartements intérieurs de son Palais, l'y garda trois jours avec grand respect, puis le fit porter solennellement dans un Temple de cette secte. Peuples, Lettrés, Kong, Vang, applaudirent à la Fête en assez grand nombre. Han Yu, qui n'était que Che lang dans le Tribunal des crimes, présenta à l'Empereur la remontrance suivante
527 Yuen Tching étant un des censeurs par Office, présenta à l'Empereur le discours suivant
529 Placet présenté à un Empereur de la Dynastie Tang pour faire mettre Han ouen kong au nombre de ceux qui accompagnent Confucius dans les Edifices érigés en son honneur
531 La huitième des années nommées Pao ta, à l'occasion de quelques phénomènes extraordinaires, l'Empereur fit publier la Déclaration suivante. - La première des années nommées Toang kong, Tai Tfong, second Empereur de la Dynastie Song, donnant le titre de Vang à quatre de ses fils en différentes provinces où ils commandaient déjà, leur adressa le discours qui suit et le rendit public en forme de Déclaration
532 Remontrance de Yun Tchu à son Empereur sur trois défauts qu'il lui trouvait
535 Discours de Che Kiai
536 Gin Tfong n'ayant point de fils adopta un jeune homme de ses parents et le déclara Prince héritier. Ce jeune Prince étant infirme et faisant différentes fautes, l'Empereur et l'Impératrice eurent quelques temps la pensée d'en choisir un autre et ils ne la tinrent pas si secrète que le jeune Prince n'en fut instruit. Ils quittèrent cette pensée et Gin Tfong mourant, le jeune Prince fut déclaré Empereur. Etant aussitôt tombé malade et la maladie le mettant hors d'état de prendre soin des affaires, l'Impératrice mère prit en main le Gouvernement, donnant régulièrement ses audiences et délibérant de tout avec les Ministres au travers du rideau. Dès que le jeune Empereur fut guéri, elle lui remit en main le Gouvernement. Ce Prince, qui avait été instruit que Gin Tfong et l'Impératrice avaient pensé quelques temps à le destituer, leur en voulait intérieurement du mal et il témoigna du chagrin de ce que l'Impératrice avait gouverné pendant qu'il était malade. Les Officiers du Palais entrant dans son ressentiment, en usaient très mal à l'égard de cette Princesse et la laissaient manquer de beaucoup de choses, elle et ses filles. Dans ces conjonctures, l'Empereur, instruit des services et du mérite de Fou Pi, le nomma Ting tché, emploi alors très considérable. Fou Pi s'excusa d'accepter cet emploi et profita d'une si belle occasion pour exhorter l'Empereur à en user autrement qu'il ne faisait à l'égard du feu Empereur et de l'Impératrice mère encore vivante. Ce fut par écrit selon la coûtume. Voici son dicours
539 Discours de Se Ma Kuang au même Empereur Yng Tfong sur la piété filiale et sur l'équité
541 Autre discours du même Se Ma Kuang au même Empereur Yng Tfong à l'occasion des calamités publiques
545 Autre Remontrance du même Se ma Kuang au même Empereur Yng Fong
547 La sixième des années nommée Kia yeou, Tchin Kieou étroitement lié avec deux eunuques du Palais très accrédité, obtint l'important emploi de Kiu mi et fit tant par les intrigues, que non seulement les affaires qui qui concernaient la guerre mais encore toutes les autres passaient par ses mains. Tang Kiai, sans ce Tao, Lin Hoei, Tchao pien et Ouang Tao, qui étaient censeurs, l'attaquèrent ouvertement et présentèrent à l'Empereur contre lui, remontrances sur remontrances. Tchin Kieou récrimina, accusant de cabbale ses agresseurs , comme ceux-ci avaient indiqué les Patrons de Tchin Kieou, l'Empereur avait pris ses avis pour un reproche qu'on lui faisait d'être gouverné par des Eunuques, et ce reproche l'avait piqué. Le parti qu'il prit fut de casser en même temps Tchin Kieou et les censeurs et de leur donner à chacun dans les Provinces un autre emploi. Ngeou Yang Sieou, qui fut depuis un des plus fameux hommes de la Dynastie Song, commencait alors à être sur les rangs. Quoiqu'il fut par son emploi subalterne de Kiumi, il prit le parti des censeurs. il demanda qu'ils fussent rappelé et rétablis. Il présenta pour cet effet la Remontrance suivante
550 Discours du même Ngeou Yang Fieou sur la secte Foë
551 Discours du même Ngeou Yang Fieou sur la difficulté de bien régner
556 Ngeou Yang Heou a écrit non seulement l'histoire de Tang mais encore celle des cinq Dynasties, dont chacune dura très peu et qui toutes ensembles ne remplirent que quelques dizaines d'années entre les Tang et les Song. A l'occasion d'un de ces Princes, qui de Seigneur de Chou (c'est aujourd'hui la Province de Se Tchuen) se fit Empereur et périt aussitôt ; Ngeou Yang Heou fait voir la vanité de ce que le vulgaire appelle heureux augures. Voici son discours, qui est inséré dans le Recueil impérial dont on tire ces Pièces
558 Le même Ngeou Yang Heou dit ce qui suit sur le temps des cinq Dynasties
559 Hia Tfou ayant été privé de l'emploi de Kiu Mi, on mit Ta Yen en sa place. Celui-ci était ami de Fou Pi, de Han Ki, de Fan Tchong Yen, qui étaient tous trois Ministres, et de Ngeou Yang Heou, qui était Censeur. Ils vivaient fort unis entre eux et aves quelques autres qui leur ressemblaient. Un de ces derniers était Ché Kiai, homme désinterressé, droit et zélé mais trop libre et trop hardi à exercer sa critique et à censurer les actions des autres dans des vers qu'il faisait très bien. Hia Tfou piqué d'une pièce de Ché Kiai et chagrin d'avoir perdu son emploi, déféra à l'Empereur un prétendu parti de certaines gens liés entre eux, disait-il, contre quiconque ; il indiqua nommément Fan Tchoung Yen et Ngeou Yang Heou. L'Empereur, s'adressant à ses Ministres : j'ai souvent oüi parler, leur dit-il, de partis formés par des canailles, par des âmes basses, gens sans mérite et sans vertu. Mais les honnêtes gens qui sont en place, qui ont du mérite et de la vertu, forment-ils aussi des partis ? Fan Tchong Yen prenant la parole : Prince, dit-il, que d'honnêtes gens s'unissent et conspirent à bien faire, principalement à bien vous servir et à procurer l'avantage de l'Etat, il n'y a point d'inconvénients ; ces liaisons n'ont rien que de fort bon et de fort utile. Un Prince doit être attentif à les bien distinguer des autres qui sont criminelles et dangereuses. Ngeou Yang Heou instruit de ce qui se passait, présenta le discours qui suit
561 Discours de Tchin Lao à l'Empereur Chin Tfong, sur ce qu'il y a de capital en l'art de régner
562 Discours de Ouang Ngan Ché à l'Empereur Gin Tfong, qui était depuis longtemps sur le Trône et qui s'occupait peu du Gouvernement
564 Extrait d'une Dissertation du même Ministre
565 Portrait de Ouang Ngan Ché par Sou Siun. Celui-ci voyant que Ouang Ngan Ché dont il avait fort méchante idée, s'avançait à la Cour et y était sur le point d'y obtenir les premiers emplois, fit le portrait du personnage et l'envoya secrètement à Tchang Ngao Tao, qui était en place, pour lui faire entendre qu'il était important que Ouang Ngan Ché ne fût pas plus élevé et ne devint pas Ministre d'Etat
566 Discours de Yu Tfing contre les Augures et contre les Historiens qui les ramassent et les font valoir
568 La septième des années nommées Hi ning, Tchin Kié, ayant eu une Commission dans les Provinces, et ayant été témoin oculaire de l'extrême misère des peuples, dépeignit dans une carte ce qu'il avait vu pour le présenter à l'Empereur. Ouang Ngan Ché, alors premier Ministre, n'ignorait pas qu'on attribuait la misère des peuples à un nouveau Règlement dont il était l'auteur. Pour cela il arrêtait autant qu'il pouvait, les avis qu'on donnait à la Cour. Tching Kié usa de stratagème et fit passer sa carte à l'Empereur avec le Discours qui suit
572 Quelques avantages qu'avait eu l'Empereur Chin Tfong contre une Nation voisine, l'avaient remis en goût de faire la guerre. Tchang Fang Ping, qui était en place, résolut de l'en dissuader par une remontrance ; comme il n'écrivait pas bien, il s'adressa à Sou Ché qui lui composa la pièce suivante
578 Mémoire de Sou Ché sur le Gouvernement
588 Discours de Sou Tché, frère de Sou Ché, où il prouve qu'un Prince doit connaitre les différents caractères des hommes
590 Autre Discours du même Sou Tché
592 Tien Nan Fong, après avoir fait un fort long discours à l'Empereur Chin Tfong, où il lui donne divers avis sur le Gouvernement, conclut en ces termes
593 La première des années nommées Yuen yeou, des innondations extraordinaires causèrent une grande stérilité dans les Provinces de Tché kiang et de Kiang nan. Sur l'avis qu'en donnèrent les Officiers de ces Provinces, l'Empereur assigna, pour le soulagement de ses peuples cent Ouan de riz à prendre sur les greniers et vingt Ouan de deniers à prendre sur son Trésor. On chargea selon la coûtume, certains Officiers de conduire et de faire distribuer ces secours. A peine ces ordres furent-ils donnés, qu'on représenta à l'Empereur que peut-être les Officiers des Provinces avaient trompé et fait le mal plus grand qu'il n'était ; qu'il y avait d'ailleurs à craindre que les secours accordés ne fussent mal distribués ; qu'il serait bon de députer de la Cour quelques Commissaires pour vérifier jusqu'où allaient en effet les dégâts causés par les eaux ; punir ceux qu'on trouveraient les avoir exagéré et régler selon les besoins réels les secours qui conviendraient. En conséquence on présenta à sa Majesté un projet dressé pour cela. L'Empereur fit attention que Fan Tfou Yu n'était point du nombre de ceux qui avaient fait les remontrances, quoique naturellement il en dût être par son emploi ; il lui fit remettre ce projet, lui ordonnant d'en dire son avis. Fan Tfou Yu, après l'avoir lu, le rendit cacheté à l'Empereur et y joignit le discours qui suit
596 Discours de Ouan Ling contre les mauvais sens donnés mal-à-propos par des Sectaires à l'expression Ming
599 La troisième des années nommées Yuen fou, Chao Choue Tchi, dans l'exorde d'un long discours qu'il présenta cacheté à l'Empereur, dit, entre autres choses
600 Discours de Fan Sun. Du repentir
604 Tchu Hi ayant été proposé pour un emploi important dans la Province de Tché kiang, l'Empereur l'y nomma ; il l'appela ensuite à la Cour et l'invita à lui laisser, avant de partir, quelques bons avis. Tchu Hi le fit en plusieurs discours, dont un fut celui qui suit
605 La cinquième des années Chao hing, Tchu Hi fut appelé à la Cour, où il eut l'honorable emploi de lire et d'expliquer à l'Empereur les Livres qu'on appelle King. Il fit son remerciement par écrit, selon la coûtume. Dans ce remerciement, après avoir loué l'ardeur du Prince à s'instruire et protesté modestement de son peu de capacité, il ajoute ce qui suit
606 Leang Ke Kia, devenu Ministre d'état sous l'Empereur Hiao Tfong, fit tout ce qu'il pût pour engager Tchu Hi à entrer dans les affaires. Tchu Hi s'en excusa constamment. Un jour que Leang Ke Kia le pressait plus que jamais par une lettre, Tchu Hi lui fit la réponse qui suit
607 Yu Yun Ouen, Ministre d'Etat sous l'Empereur Hiao Tfong, pensant à faire la guerre pour réparer les pertes qu'on avait faites, voulut s'aider de Tchang Ché. Il lui en fit porter la parole par bien des gens et d'une manière toujours obligeante. Tchang Ché, pour toute réponse, alla trouver l'Empereur et lui présenta le Discours qui suit
608 Tfai Chin, autrement dit Tfai Kieou Fong, du lieu où il se retira pour étudier, fut disciple de Tchu Hi, auprès duquel il demeura longtemps. Tchu Hi sur la fin de ses jours, pensait à faire sur le Chu king, un Commentaire qui fût comme un Précis de divers autres, qu'on avait déjà fait. N'ayant pu l'entreprendre, il en chargea Tfai Tchin. Celui-ci l'entreprit et l'acheva dis ans après la mort de Tchu Hi. En le faisant imprimer, il y mit une Préface qu'on a jugé digne d'être insérée dans le Recueil impérial, d'où je tire ces pièces. Je vais la traduire, ne fût-ce que pour faire connaître que l'idée chinoise en ce genre n'est pas fort éloignée de la nôtre, du moins quand l'auteur de la Préface est aussi l'auteur du Livre
610 La troisième des années nommées Kia ting, Tching Te Fieou présenta à Hing Tfong qui régnait alors, la remontrance suivante
611 Extrait d'un autre discours du même Tchin Te Fieou à l'Empereur Li Tfong
[sans numérotation] Extrait d'une compilation faite sous la Dynastie Ming par un Lettré célèbre de cette Dynastie nommé Tang King Tchuen - Un auteur parlant su jeu des Echecs, qui est le beau jeu de la Chine, dit ce qui suit
614 D'un autre auteur qui s'élève contre l'acharnement à ce jeu
615 Des Princes souverains
616 Des Ministres d'Etat et des Généraux d'armée
623 De la Politique
628 Des Princes héritiers
632 Des Remontrances
636 Du Gouvernement
641 Des filles de l'Empereur
644 Des eunuques et autres qui abusent de l'autorité que leur donne la faveur du Prince - Discours de Ngeou Yang Sieou, célèbre auteur de la Dynastie Song
645 Discours de Sou Tché qui vivait sous la Dynastie Song
646 Autre discours du même auteur
648 Parallèle des deux courtes Dynasties Tfin et Souy
651 Discours de Sou Tché
654 Petit discours sur le silence, dont l'auteur est Ouang Yong Ming. Il le rapporte lui-même et raconte à quelle occasion il le tint à Leang Tchong Yong
655 Autre discours du même sur la mort de Hoang Hien Fou, père d'un de ses disciples
659 Réponse de Ouang Yong Ming à deux de ses disciples
664 Lettre d'exhortation du même Ouang Yong Ming à ses disciples
[sans numérotation] Lié Nin ou Femmes illustres
694 Table des Matières contenues dans ce Volume
[sans numérotation] Fautes à corriger
Nombre de pages : 741            1-741