À Charles Spon, le 18 janvier 1644

Note [46]

Guy Patin a emprunté à Théophile de Viau cette façon d’appeler la Compagnie de Jésus, et l’a utilisée plusieurs fois dans ses lettres :

« Tout le monde disait de moi
Que je n’avais ni foi ni loi,
Qu’on ne connaissait point de vice
Où mon âme ne s’adonnât,
Et quelque trait que j’écrivisse,
C’était pis qu’un assassinat ;
Qu’un saint homme de grand esprit,
Enfant du bienheureux Ignace,
Disait en chaire et par écrit
Que j’étais mort par contumace,
Que je ne m’étais absenté
Que de peur d’être exécuté
Aussi bien que mon effigie ;
Que je n’étais qu’un suborneur,
Et que j’enseignais la magie
Dedans les cabarets d’honneur ;
Qu’on avait bandé les ressorts
De la noire et forte machine
Dont le souple et vaste corps
Étend ses bras jusqu’à la Chine. »

(Requête de Théophile au roi, v. note [7], lettre de Charles Spon, le 28 décembre 1657).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Charles Spon, le 18 janvier 1644, note 46.
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(Consulté le 06.12.2019)

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