À Charles Spon, le 3 décembre 1649

Note [45]

Spiritus gorgonicus vi sua saxipara exutus, sive de causis, signis et sanatione lithinseos diatriba… [L’esprit du corail dégagé de sa force à produire des pierres, ou diatribe sur les causes, les signes et la guérison de la lithiase…] (Leyde, Elsevier, 1650, in‑8o) de Walter Charlton ou Charleton (Shepton-Mallet, Sommerset 1619-Jersey 1707), docteur de l’École de médecine d’Oxford en 1642, avait d’abord servi Charles ier, mais s’en était bientôt détaché pour intégrer le Collège des médecins de Londres et mener une brillante carrière médicale. De nouveau attaché à la cour royale après la restauration, il professa l’anatomie à Londres de 1680 à 1683 avant d’y devenir président du Collège des médecins de 1689 à 1691, puis de se retirer sur l’île de Jersey. Défenseur de la circulation du sang et pourfendeur de la sanguification hépatique, il traduisit quelques ouvrages de Van Helmont. Son Spiritus gorgonicus… est un « ouvrage bizarre, dont le style, fort obscur, est encore défiguré par le jargon de Van Helmont et de la philosophie spagirique ; on n’y trouve que des hypothèses et des idées communes » (A.‑J.‑L. J. in Panckoucke).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Charles Spon, le 3 décembre 1649, note 45.
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(Consulté le 15.06.2021)

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