À Charles Spon, le 20 juin 1653

Note [16]

« des donzelles qu’ils mènent en captivité, bien riches et chargées de beaucoup de péchés » : latin que Guy Patin a déjà utilisé en partie à propos du scapulaire des carmes (v. note [12], lettre 311) ; benoît est à prendre ici pour bénit. Tous les autres attributs que citait Patin appartenaient aussi à l’habillement des moines : le rosaire est le « chapelet composé de cinq ou quinze dizaines de grains pour réciter autant d’Ave Maria à l’honneur de la Vierge. Les jacobins ont établi la Confrérie du rosaire dont ils font la fête les premiers dimanches du mois ; mais le P. Luc d’Achery prouve que le rosaire était dêjà en usage dès l’an 1100 et qu’ainsi, l’Ordre de saint Dominique n’a servi depuis qu’à le rendre plus célèbre » (Furetière). « En termes de dévotion, le cordon saint François est un certain cordon garni de nœuds que portent les confrères de la confrérie instituée à l’honneur de ce saint ; les indulgences du cordon saint François » (Furetière). Sainte Monique était la mère de saint Augustin, en son souvenir, les moines augustins portaient une ceinture de cuir sur un froc noir.


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Charles Spon, le 20 juin 1653, note 16.
Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0318&cln=16
(Consulté le 19.01.2021)

Licence Creative Commons "Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.