À Charles Spon, le 16 décembre 1653

Note [41]

« Médecine philologique ».

Jean ii Riolan jouait sur les mots, remplaçant physiologique, c’est-à-dire relatif à la « partie de la médecine, qui apprend à connaître la nature par rapport à la guérison de l’homme », par philologique, c’est-à-dire relatif à « une espèce de science composée de grammaire, de rhétorique, de poétique, d’antiquités, d’histoires, et généralement de la critique et interprétation de tous les auteurs, en un mot une littérature universelle qui s’étend sur toutes sortes de sciences et d’auteurs » (Furetière). La Medicina physiologica ne pouvait plaire à Riolan car Johannes Antonides Vander Linden y admettait la circulation du sang et en faisait remonter la découverte jusqu’à Hippocrate.


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Charles Spon, le 16 décembre 1653, note 41.
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(Consulté le 06.12.2021)

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