À Charles Spon, le 31 décembre 1652, note 1.
Note [1]

« Ce n’est pas viande pour ses moineaux, pour dire, cela n’est pas préparé pour lui, cela est trop cher. On dit aussi d’une chose qu’on ne peut espérer d’obtenir de longtemps, ce n’est pas viande prête » (Furetière).

Retz (Mémoires, pages 1097‑1098) :

« Les instances du chapitre et les curés de Paris qui firent pour moi tout ce qui était en leur pouvoir, quoique mon oncle, qui était le plus faible des hommes et de plus, jaloux jusqu’au ridicule de moi, ne les appuyât que très mollement, leurs instances, dis-je, obligèrent la cour à s’expliquer des causes de ma prison par la bouche de M. le Chancelier qui, en la présence du roi et de la reine, dit à tous ces corps que Sa Majesté ne m’avait fait arrêter que pour mon propre bien et pour m’empêcher d’exécuter ce que l’on avait sujet de croire que j’avais dans l’esprit. M. le Chancelier m’a dit, depuis mon retour en France, que ce fut lui qui fit trouver bon à la reine qu’il donnât ce tour à son discours, sous prétexte d’éluder plus spécieusement la demande que faisait l’Église de Paris en corps, ou que l’on me fît mon procès, ou que l’on me rendît la liberté ; et il ajoutait que son véritable dessein avait été de me servir en faisant que la cour avouait ainsi mon innocence, au moins pour les faits passés. »

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 31 décembre 1652, note 1.

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(Consulté le 24/02/2024)

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