À André Falconet, le 1er janvier 1664, note 1.
Note [1]

La Gazette n’annonça la mort de Madame Royale que dans l’ordinaire no 6 du 12 janvier 1664 (pages 44‑45) :

« De Turin, le 29 décembre 1663. Le 26e de ce mois, Madame Royale, qui s’était trouvée assez bien les deux jours précédents par les remèdes que nos médecins lui ordonnèrent avec celui que le roi lui avait envoyé, {a} fut surprise en se couchant d’une colique violente et incontinent après, d’une défaillance que les mêmes médecins jugèrent mortelle. Cela obligea cette princesse de se disposer à recevoir le Saint-Sacrement, qu’on lui apporta de sa chapelle, puis celui de l’extrême-onction, qu’elle reçut avec tant de piété et de résignation que toute la compagnie en fut merveilleusement édifiée. Depuis, elle ne cessa presque point d’en faire des actes exemplaires jusqu’au lendemain 27e qu’ayant toujours été dans la même langueur, elle décéda sur les cinq heures du soir. »


  1. Edme Vézou, v. note [4], lettre 762.

La cour de France n’avait appris la nouvelle que le 7 janvier, « dont Leurs Majestés témoignèrent tout le déplaisir imaginable, se préparant à en prendre le deuil avec toute la cour ».
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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 1er janvier 1664, note 1.

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(Consulté le 14/04/2024)

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