À André Falconet, le 18 août 1665
Note [1]

Mme de Motteville (Mémoires, page 554) :

« Les médecins, après plusieurs consultations, conclurent que pour exposer la reine aux remèdes d’Alliot il fallait la faire rapporter à Paris ; mais l’état où elle était paraissait rendre la chose impossible ; les douleurs de son cancer étaient excessives, son abcès ne rendait pas de matières louables, elle était faible et les médecins même n’osaient espérer en elle assez de force pour pouvoir souffrir cette fatigue avec tous ses maux. Ils la firent partir de Saint-Germain parce qu’ils crurent sans doute que le roi le désirait. »

La reine mère avait quitté Saint-Germain le 11 août pour être amenée au Val-de-Grâce, où le roi lui avait rendu visite dans la soirée. Le lendemain, il la fit conduire avec lui au Louvre (Levantal).

ibid. pages 553‑554 :

« La reine mère avait mandé Le Tellier et Tubeuf. Ils arrivèrent alors et quand elle les vit, elle appela Mlle de Beauvais {a} qui, par son mérite et par sa vertu, avait acquis dans son estime l’avantage d’être préférée à sa mère {b} dans les confiances d’honneur et de distinction. Elle lui commanda d’ouvrir son cabinet et de leur donner un mémoire écrit de sa main, où étaient ses dernières volontés ; elle le leur donna en leur ordonnant d’aller écrire son testament. Peu de temps après, elle le signa et l’envoya au roi, le priant de le lire, mais il le signa sans le voir. La reine, sa mère, lui en sut gré, et le conta publiquement comme une action louable et qui l’avait obligée. »


  1. Madeleine-Angélique de Beauvais.

  2. Catherine-Henriette de Beauvais, dite la Catau (v. note [12], lettre 208).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 18 août 1665. Note 1

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(Consulté le 05.02.2023)

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