À André Falconet, le 31 juillet 1669, note 1.
Note [1]

Le dauphin (1661-1711) est réputé être mort de la petite vérole (variole), maladie qui ne s’attrape, en principe, qu’une fois.

Saint-Simon (Mémoires, tome iv, page 56) :

« Ce prince allant, comme je l’ai dit à Meudon, le lendemain {a} des fêtes de Pâques, rencontra à Chaville un prêtre qui portait Notre-Seigneur à un malade, et mit pied à terre pour l’adorer à genoux avec Mme la duchesse de Bourgogne. Il demanda à quel malade on le portait, il apprit que ce malade avait la petite vérole. Il y en avait partout quantité. Il ne l’avait eue que légère, volante, et enfant ; il la craignait fort. Il en fut frappé et dit le soir à Boudin, son premier médecin, qu’il ne serait pas surpris s’il l’avait. » {b}


  1. 6 avril 1711.

  2. Monseigneur tomba malade le lendemain et mourut le 14 avril.

La « variole » de Monseigneur en 1669 n’avait probablement été qu’une varicelle (variole dite volante au xviiie s., v. note [2], lettre 918) ou quelque autre maladie éruptive de l’enfance ; mais il est tout de même surprenant que, dans ses lettres ultérieures, Guy Patin ne l’ait pas dit guéri avant décembre 1670 : force est alors d’évoquer une infection plus sérieuse, telle une tuberculose.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 31 juillet 1669, note 1.

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(Consulté le 26/05/2024)

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