À André Falconet, le 16 juillet 1669
Note [10]

Lazare Meyssonnier : Le Médecin charitable abrégé, pour guérir toutes sortes de maladies avec peu de remèdes, et l’Almanach perpétuel ou Régime universel dont se sert celui duquel le portrait est en la page ci-après pour son salut, sa santé et celle de ses amis. Seconde édition revue, corrigée et augmentée pour le bien public (Lyon, Marcelin Gautherin, 1668, in‑12o de 58 pages ; v. note [20], lettre 586, pour la précédente édition de l’Almanach, in‑fo).

Le portrait de l’auteur est à la page 2 avec cette légende :

« Vrai portrait de M. Meyssonnier, docteur, médecin ordinaire du roi, et de S.A.R., {a} professeur agrégé à Lyon, lequel, outre qu’il est connu par ses Livres, Cures et Conseils, envoyés en divers lieux, non seulement de France, mais d’Allemagne, Italie, Savoie, etc. l’est encore plus pour avoir prédit heureusement la paix, l’an et le mois de l’accomplissement du mariage du roi. Faisant charité de ses avis tous les matins aux malades qui s’adressent à lui des Villages, et Lieux sans Médecins. »


  1. Son Altesse Royale, le duc Gaston d’Orléans.

Le Médecin charitable (pages 3‑34) fournit des recettes pour les remèdes, et des recommandations à l’intention des malades et de leurs familles.

L’Almanach perpétuel (pages 35‑51) est une suite de conseils pour le salut (prières) et pour la santé (pratiques hygiéniques) selon le jour, la semaine, le mois et l’année.

L’opuscule se termine (pages 52‑58) par un « Sommaire des sentiments de M. Lazare Meyssonnier, extrait de ses Œuvres sur les Comètes de 1664 et 1665, dont les effets dureront 19 ans, et le moyen de remédier aux maladies qui en peuvent provenir ». Une brève conclusion met en garde :

« Il est important que je n’oublie pas mes ennemis et mes envieux, c’est-à-dire ceux qui sont adversaires du bien que je procure en général ; ou chagrins pour celui qu’ils pensent m’arriver en particulier par la réputation que m’acquièrent ces avis salutaires et salubres mis au jour ; pour leur dire qu’en pensant aux motifs qui les excitent ils s’amendent et s’appliquent plutôt à me surmonter, en faisant mieux que moi, priant ceux qui les écoutent, s’ils veulent être équitables, de m’ouïr aussi avant que juger d’eux et de moi. Je leur ferai connaître que ces médisants sont semblables à ces juifs malicieux auxquels Notre Seigneur disait, Joan. 8, Vox ex patre diabolo estis. » {a}


  1. « Vous avez pour père le diable » (Jean, 8:44).

Guy Patin n’avait pas tout à fait tort de tenir Meyssonnier pour un fou.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 16 juillet 1669. Note 10

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0960&cln=10

(Consulté le 29.03.2020)

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