À Charles Spon, le 4 février 1650
Note [14]

Le roi et sa mère allaient quitter Paris pour la Normandie le 1er février, suivis, le 3, par Mazarin et force troupes.

Mme de Motteville (Mémoires, page 336) :

« Le comte d’Harcourt, qui avait eu les provisions du gouvernement de Normandie, commandait l’armée du roi qui était faible. Sa personne royale ne fut pas suivie à son ordinaire : il n’avait que quarante gardes, trente chevau-légers et trente gendarmes. Il avait peu d’argent et peu de troupes ; mais l’autorité de la puissance légitime égale souvent la force des plus gros bataillons. Le roi et la reine furent reçus à Rouen {a} avec de grandes marques de joie, telle que le méritait un jeune roi dont la beauté et l’innocence devaient plaire à ses peuples. […] Le 7 du mois, Chambroi, qui commandait dans Le Pont-de-l’Arche et qui avait ordre de Mme de Longueville de rendre la place à la première sommation du roi, la remit aussitôt moyennant deux mille pistoles qu’il demanda pour les frais de la garnison. »


  1. Le 3 février.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 4 février 1650. Note 14

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(Consulté le 09.12.2022)

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