Annexe : Déboires de Carolus, note 159.
Note [159]

« Je n’étais pas même né » : réponse de l’agneau au loup qui l’accuse d’avoir médit de lui six mois plus tôt dans Le loup et l’agneau (Lupus et agnus) de Phèdre. Charles Patin sous-entendait la suite :

“ Pater hercle tuus, ille inquit, male dixit mihi ” ;
atque ita correptum lacerat iniusta nece.
Hæc propter illos scripta est homines fabula
qui fictis causis innocentes opprimunt
.

[« Ma foi, dit le loup, c’est ton père qui a médit de moi. » Et là-dessus il saisit l’agneau, le déchire et le tue au mépris de la justice. Cette fable est pour certaines gens qui, sous de faux prétextes, accablent les innocents].

Carolus avait beau faire bêler l’agneau de Phèdre, son larmoyant désaveu est repris dans la conclusion de Jacob Spon et Charles Patin, premiers éditeurs des Lettres choisies de feu M. Guy Patin, qui prouve son lamentable parjure.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Déboires de Carolus, note 159.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8010&cln=159

(Consulté le 14/04/2024)

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