À Charles Spon, le 7 juin 1649
Note [16]

Journal de la Fronde (volume i, fo 43 ro, Paris, 11 juin 1649) :

« La prison de l’avocat Bautru, accusé d’avoir fait libelle contre M. le Prince intitulé Discours sur la députation du Parlement, a fait assez de bruit pour en remarquer les circonstances. Le 4 du courant il fut jugé au Châtelet suivant la lettre de cachet du roi envoyée pour cet effet au lieutenant civil, et il fut dit qu’il serait plus amplement informé contre lui et que cependant il serait élargi des prisons à sa caution juratoire ; mais le procureur du roi de cette juridiction, qui avait conclu à la mort, se rendit appelant à minimâ de cette sentence au Parlement où cette affaire fut jugée le 9. Ledit Bautru ayant été interrogé dans le barreau, contre l’avis du président de Maisons qui voulait que ce fût sur la sellette, et s’étant justifié de n’avoir composé ni fait imprimer le libelle, la sentence fut confirmée et ordonné qu’à cette fin, il serait élargi à sa caution juratoire et celle de sa femme, ce qui fut ainsi exécuté, et il fut aussitôt mis en liberté. M. le Prince avait déclaré deux jours auparavant qu’il ne prétendait rien contre ledit Bautru. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 7 juin 1649. Note 16

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(Consulté le 20.01.2021)

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