À Charles Spon, le 10 avril 1654, note 16.
Note [16]

De Scriptoribus non Eclesiasticis Græcis, Latinis, Italicis primorum graduum in quinque theatris scilicet Philosophico, Poetico, Historico, Oratorio, Critico : Iacobi Gaddii Academici Svogliati Critico-Historicum et bipartitum opus.
In prima parte agitur de iis, qui opera ediderunt ante annum Salut. mdl duobus et amplius annorum millibus convolutis.
Tomus secundus. In hoc haud pauca continentur ad Politicam, et Naturalem Pilosophiam ; ad Theologiam tum Christianam, tum Etnicam ; ad Historiam multiplicem, cuius casus memorabiles referuntur, citatis m. ss. quorum nonnulla mutis ignota delitescunt ; ad Criticam et Poeticam Artem spectantia, ita ut Opus curiosum, et utile sit non modo Philologis, sed etiam Philosophis, Theologis, et Concionatoribus
.

[Les Écrivains non ecclésiastiques de tout premier rang, grecs, latins, italiens, en cinq scènes : philosophique, poétique, historique, oratoire, critique. Ouvrage critico-historique en deux parties de Iacobus Gaddius, membre de l’Academia degli Svogliati. {b}
Dans la première, il est question de ceux qui ont publié avant 1550, en remontant à plus de deux millénaires. {c}
Le second tome contient un nombre non négligeable de choses touchant à : la philosophie politique et naturelle ; la théologie tant chrétienne que païenne ; l’histoire en tout genre, dont les événements mémorables sont relatés, sur les citations de manuscrits, dont bon nombre demeurent inconnues de beaucoup de gens ; la critique et l’art poétique ; si bien que cet ouvrage satisfera la curiosité et les besoins des philologues, et aussi des philosophes, des théologiens et des prédicateurs]. {d}


  1. Jacopo Gaddi (Florence vers 1600, vers 1668), philologue et poète.

  2. Académie littéraire florentine « des apathiques », fondée par Gaddi en 1620 et active jusqu’en 1649, année où des déboires personnels de nature inconnue contraignirent Gaddi à s’exiler.

  3. Florence, Amator Massa, 1648, in‑fo de 296 pages.

  4. Lyon, Ioan. Pet. Chancel, 1649, in‑fo de 386 pages. Les nombreuses pièces imprimées au début et à la fin du livre louent les talents littéraires, la probité et les bonnes mœurs de l’auteur, sans rien dire que j’aie su comprendre sur ses mésaventures florentines, qui paraissent l’avoir mené du côté de Lyon.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 10 avril 1654, note 16.

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(Consulté le 15/04/2024)

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