Annexe : Déboires de Carolus, note 162.
Note [162]

La Faculté avait confirmé la contrainte qu’elle imposait à Carolus : pour retrouver son rang sur le tableau des docteurs, il lui fallait revenir à Paris pour présider la thèse quolibétaire d’un bachelier, et ce « à son tour ordinaire » (suo ordine, v. note [18], lettre 459). Pour comprendre exactement cette exigence, il convient d’y regarder de plus près :

  • la dernière quodlibétaire alors disputée avait été présidée à son tour ordinaire par Bertin Dieuxivoye, le 21 février 1686 (bas de la page 442) ;

  • reçu docteur en décembre 1648, Dieuxivoye occupait le 18e rang du tableau (page 440) ;

  • s’il était réintégré, Carolus (reçu en décembre 1656) viendrait y occuper le 23e rang, juste au-dessous de Claude Quartier (septembre 1654), qui avait présidé le 15 novembre 1685 (page 440, juste avant le tableau) ;

  • les présidences suivant l’ordre ascendant du tableau, le tour de Carolus allait alors (en principe) attendre presque un cycle complet de rotation, soit entre 15 et 20 ans ; mais pouvait-il connaître, là où il vivait, ce calendrier qui le mettait largement à l’abri de tout empêchement dû à son retour précipité d’Italie ?

La pièce suivante peut donner une explication médicale au fait qu’il ait abandonné la partie, alors qu’il était en passe de la gagner.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Annexe : Déboires de Carolus, note 162.

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(Consulté le 18/05/2024)

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