À Charles Spon, le 7 mars 1653
Note [17]

Parmi les très nombreux ouvrages d’Ismaël Boulliau (ou Bouillaud), Guy Patin citait ici son Observatio secundi deliquii lunaris anno 1652 mense septembri facti, una cum calculo illius, et futuri alius lunæ defectus mense martio 1653 ex tabulis Philolaicis, et Observationes circa cometam qui mense decembri 1652 fulsit… [Observation de la seconde éclipse lunaire qui survint au mois de septembre 1652, en même temps que son calcul, que la prévision de l’autre éclipse de lune qui se produira au mois de mars 1653 à partir des tables de Philolaüs ; et les Observations sur la comète qui a brillé au mois de décembre 1652…] (Paris, Edme Martin, 1653, in‑4o de 22 pages).

Une éclipse partielle de lune avait été visible à Paris le 17 septembre 1652 à 18 heures 30, et une autre, complète, survint le 14 mars 1653 à 4 heures (A.V.D.). L’astronomie était le passe-temps favori de Boulliau qui fut le premier à donner une explication plausible du changement de lumière dans quelques étoiles, en l’attribuant à une révolution sur leur axe qui nous montre successivement des parties obscures ou lumineuses. Il a défendu avec grande constance le mouvement de la Terre qui avait encore de nombreux adversaires, même parmi les astronomes. Un cratère de la Lune porte son nom.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 7 mars 1653. Note 17

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(Consulté le 05.12.2020)

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