À Charles Spon, le 6 janvier 1654
Note [17]

« pour un serment ».

La corruption des 12 docteurs régents par l’Orviétan est dénoncée sans détour dans les Comment. F.M.P., tome xiii en date du 1er décembre 1648 (fos 385 vo‑386 ro) ; l’assemblée du 4 décembre suivant (fos 386 vo‑387 vo) se pencha de nouveau sur la question et rendit un décret interdisant aux 11 (et non plus 12) docteurs impliqués de recevoir l’argent du charlatan italien (fo 387 ro et vo) :

Die v. Orvietanus agyrta hominem misit ad Decanum reprtitum suas literas commendatitias istum. Decanus sua domo exegit, falsas esto literas inclamans quibus se venditarat : regis diplomate cautum esse ut suam Facultati compositionem approbaret, quod nisi præstitisset nullam ei commendationem a Facultate expectandam.

[Le 5 décembre, le charlatan orviétan {a} envoya un homme au doyen pour lui représenter ses lettres de recommandation. Le doyen le pria sans ménagement de rentrer chez lui, s’écriant que les lettres dont il se faisait valoir étaient fausses, qu’il se méfiait d’un brevet du roi qui demandait à la Faculté d’approuver sa composition, parce qu’il devait bien s’attendre à ce que la Faculté tînt sa recommandation pour nulle].

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 6 janvier 1654. Note 17

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(Consulté le 25.11.2020)

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