À Charles Spon, le 23 novembre 1657
Note [20]

Eau-forte : « ou eau ardente ou caustique, c’est de l’eau qui se fait par la distillation du vitriol seul, ou avec alun et salpêtre, qui est la base ordinaire des eaux-fortes, ou avec d’autres sels mêlés ensemble. Elle sert à graver, et dissout tous les métaux à la réserve de l’or. En chimie, on l’appelle en latin aqua stygia [eau du Styx] » (Furetière).

« L’anis est très stimulant, on le range parmi les carminatifs [v. notule {l}, note [43] de la Leçon de Guy Patin sur le laudanum et l’opium]. Il détermine un sentiment de chaleur et d’excitation bien prononcée dans l’estomac, […] et son emploi peut être favorable quand les coliques et les flatulences dépendent d’un état de faiblesse du canal intestinal, ou qu’elles sont dues à la présence de substances indigestes dans les voies alimentaires. Il serait nuisible en toute autre circonstance. L’anis s’administre ordinairement en infusion théiforme […]. On l’emploie souvent pour masquer la saveur des purgatifs [comme le séné] » (Nysten).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 23 novembre 1657. Note 20

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(Consulté le 23.04.2021)

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