À Charles Spon, le 24 décembre 1649, note 22.
Note [22]

« je leur souhaite à tous force et fermeté. »

Journal de la Fronde (volume i, fo 158 ro, décembre 1649) :

« On travaille ici à l’accommodement de l’affaire de Bordeaux avec d’autant plus de raison qu’on a su certainement que les Bordelais ont refusé non seulement le secours que les étrangers leur ont offert, mais encore un parti d’huguenots de France qui leur a été offert par M. de La Force. Cet accommodement fut fort avancé le 21 dans le Palais-Royal où le Conseil dura depuis deux heures après midi jusqu’à dix heures du soir ; et à la sortie, l’on publia que tout était accommodé et qu’on avait accordé aux Bordelais à peu près tout ce qu’ils avaient demandé. Les articles qu’on en dit sont : qu’il y aura amnistie générale de tout le passé ; que le château Trompette demeurera en l’état qu’il est à présent, c’est-à-dire tout démoli du côté de la ville, à la réserve d’un logement où le roi mettra un exempt des gardes jusqu’à sa majorité, sans aucune garnison ; que la citadelle de Libourne sera rasée ; que la Cour des aides de Guyenne sera renvoyée à Agen jusqu’à ce qu’on ait délibéré si l’on la supprimera ; que l’imposition de six livres par tonneau de vin qui sort de Bordeaux sera révoquée. Quant au changement de M. d’Épernon, l’on assure que, par un article secret, il est arrêté qu’il sera mandé en cour où il sera retenu deux ans sans pouvoir retourner en Guyenne et que cependant, {a} il demeurera gouverneur ; à quoi on ajoute qu’il doit désarmer le premier, à condition qu’en même temps les Bordelais donneront des otages au maréchal du Plessis pour assurance qu’ils désarmeront ; mais il restait encore quelque difficulté qu’on dit avoir été accommodée hier au soir et que la déclaration en a été envoyée ce matin au maréchal du Plessis, qui est encore à Blaye, pour la faire accepter aux Bordelais. » {b}


  1. En attendant.

  2. Le parlement de Bordeaux allait ratifier cette paix le 5 janvier 1650.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 24 décembre 1649, note 22.

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(Consulté le 20/04/2024)

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