À Charles Spon, le 21 juillet 1654, note 24.
Note [24]

« Malheur aux vaincus. ».

En 390 av. J.‑C., les Gaulois prirent et dévastèrent Rome. Enfermés dans le Capitole et menacés de famine, les Romains, pour éloigner les formidables ennemis qui campaient sur les ruines fumantes de la cité, consentirent à négocier (Tite-Live, Histoire de Rome, livre v, chapitre xlviii, § 8‑9) :

Tum senatus habitus tribunisque militum negotium datum ut paciscerentur. Inde inter Q. Sulpicium tribunum militum et Brennum regulum Gallorum conloquio transacta res est, et mille pondo auri pretium populi gentibus mox imperaturi factum. Rei fœdissimæ per se adiecta indignitas est : pondera ab Gallis allata iniqua et tribuno recusante additus ab insolente Gallo ponderi gladius, auditaque intoleranda Romanis vox, Væ victis.

[Le Sénat s’assembla alors et chargea les tribuns militaires de négocier. Une entrevue eut lieu entre le tribun Q. Sulpicius et Brennus, chef des Gaulois. Ils convinrent que mille livres d’or seraient la rançon de ce peuple qui devait bientôt diriger le monde. À ce marché, en soi si honteux, s’ajouta cette humiliation : les Gaulois ayant apporté des poids faussés que le tribun refusait, le Gaulois insolent mit encore son épée dans la balance et fit entendre ces mots intolérables pour des Romains, Væ victis].

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 21 juillet 1654, note 24.

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(Consulté le 24/02/2024)

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