À Charles Spon, le 26 juillet 1650
Note [28]

En 1626, Balthazar Lescalopier avait été reçu conseiller au Parlement de Paris en la deuxième Chambre des requêtes, dont il devint plus tard président. Tallemant des Réaux a consacré une historiette (tome ii, pages 248-252) à son épouse, Charlotte Germain, qui lui apporta une belle dot, lui permettant de vendre sa charge et d’acheter un brevet de conseiller d’État :

« Ce n’était pas un homme trop bien bâti. Étant marié, il se négligea fort, devint bourru et ne faisait plus que lire Tacite. Sa femme, qu’on nomma toujours la présidente, était blonde et de belle taille, mais un peu gâtée de petite vérole. » {a}


  1. Ce qui ne l’empêcha de mener une vie d’insatiable débauchée.

Les faits évoqués par Guy Patin remontaient à janvier 1646 (Olivier Le Fèvre d’Ormesson, Journal, tome i, page 345) :

« L’on parlait aussi de M. Lescalopier qui avait enfermé chez lui cinq dames qui jouaient avec sa femme avec nombre de cavaliers, et leur avait fait passer la nuit dans la salle jusqu’au lendemain huit heures ; que depuis il avait fait mener sa femme aux Feuillantines par un exempt. »

La même source dit en septembre 1646 (page 363) que la présidente sortit du couvent des Feuillantines du faubourg Saint-Victor par arrêt du Parlement, qui prononça son divorce (Adam). La chanson grivoise dite des Feuillantines, dont parlait Patin, est reproduite dans l’historiette de Tallemant. Son vers récurrent variait autour de : « On la fout, on la fourre aux Feuillantines. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 26 juillet 1650. Note 28

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(Consulté le 24.11.2020)

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