À Claude II Belin, le 4 novembre 1631
Note [29]

Le purisme géopolitique établissait une distinction entre le pluriel et le singulier.

  • Les Flandres étaient les Pays-Bas espagnols, alors pays catholique rattaché à la couronne d’Espagne (Charles Quint, 1549), qui correspondait à l’actuelle Belgique, flanquée du Luxembourg au sud-est, et des provinces françaises d’Artois et de Flandre, au sud. La capitale administrative en était Bruxelles et on y distinguait déjà les deux zones linguistiques, néerlandophone et francophone. Les Flandres avaient été un des hauts lieux, sinon le berceau, de l’humanisme au xvie s.

  • La Flandre au sens restreint en était la partie néerlandophone, dont la capitale était Gand, et les principales villes, Anvers, Bruges, Dunkerque et Lille. Durant tout le xviie s., les frontières flamandes, enjeu stratégique de première importance entre l’Espagne, la France, l’Empire et les Provinces-Unies (actuels Pays-Bas), furent l’objet de guerres incessantes.

Dans ses lettres manuscrites, Guy Patin n’a pas toujours strictement respecté la distinction entre Flandre et Flandres ; on l’a rétablie chaque fois que le contexte le permettait.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 4 novembre 1631. Note 29

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0007&cln=29

(Consulté le 10.12.2022)

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