À Charles Spon, le 1er mars 1650
Note [32]

Émanation de l’arrêt d’union entre les cours souveraines (13 mai 1648), la Chambre Saint-Louis (du nom de la chambre du Palais où elle se réunissait) était composée de 32 membres : 14 conseillers du Parlement, et six émanant de la Cour des aides, de la Chambre des comptes et du Grand Conseil. Cassé par un arrêt du Conseil d’État du roi, le 10 juin, l’arrêt d’union avait été confirmé par le Parlement le 15 juin. La Chambre Saint-Louis avait siégé sans discontinuer du 30 juin au 9 juillet pour dresser une liste de 27 propositions visant à briser l’absolutisme royal, dont plusieurs s’attaquaient aux partisans et financiers « pour soulager le peuple ». Le lit de justice du 31 juillet 1649 avait temporairement enregistré toutes ces propositions.

Guy Patin faisait ici allusion à la 16e des 27 propositions de la Chambre Saint-Louis, arrêtée lors de la séance du 6 juillet (Nouveau journal contenant tout ce qui s’est fait et passé aux assemblées des Compagnies souveraines du Parlement de Paris, aux années 1648 et 1649 jusques à présent. Revu, corrigé et augmenté de tout ce qui a été omis aux précédentes impressions, insérés en leurs jours et dates des mois ; Paris, Mathieu Colombel et Jérémie Bouillerot, 1649, in‑4o, page 12) :

« Afin que la justice soit administrée avec l’honneur et intégrité requise : qu’à l’avenir il ne pourra être reçu dans les cours souveraines aucuns traitants, partisans, leurs cautions, associés et intéressés avec eux, ni leurs enfants et gendres, encore qu’ils eussent été reçus auparavant en autres cours souveraines, sans qu’aucun en puisse être dispensé. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er mars 1650. Note 32

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0219&cln=32

(Consulté le 13.08.2022)

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