À Charles Spon, le 1er avril 1650
Note [35]

Abel Servien négociait en effet avec Condé au château de Vincennes, mais on en trouve peu de traces dans les mémoires du temps.

Journal de la Fronde (volume i, fo 193 ro, 27 mars 1650) :

« M. Servien y fut la semaine passée pour demander à M. le Prince des lettres pour ceux qui commandent dans Bellegarde, portant ordre de rendre cette place au roi. L’on parle diversement de la réponse que Son Altesse lui fit là-dessus. Les uns veulent qu’elle ait écrit trois lettres, l’une au maréchal de Turenne, l’autre au comte de Tavannes et la troisième à Saint-Micaut, dans les mêmes termes que M. de Servien avait voulu ; et les autres, qu’elle l’ait refusé et que M. de Servien lui ayant remontré là-dessus qu’on jugerait par là qu’elle avait intelligence avec l’Espagnol, puisque M. de Turenne leur voulait mettre entre les mains la place de Stenay, qu’elle {a} répliqua qu’il {b} serait un traître s’il le faisait et qu’elle le désavouerait toujours. » {c}


  1. Son Altesse (le prince de Condé).

  2. Turenne.

  3. Les princes ne furent libérés que le 15 février 1651.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er avril 1650. Note 35

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(Consulté le 05.12.2020)

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