À Charles Spon, le 24 mai 1658
Note [36]

Curieusement, l’allusion antique de Guy Patin était loin d’être déshonorante pour le « Jupiter capitolin », le pape Alexandre vii.

Numa Pompilius, second roi de Rome, né à Cures, dans le pays des Sabins, régna de 714 à 671 av. J.‑C. Il était gendre de Tatius, roi des Sabins, et succéda à Romulus. Des critiques modernes ont mis en doute l’existence de Numa, le considérant comme la personnification de la législation civile et surtout religieuse des Romains. D’autres pensent qu’il représente la période de la domination sabine. Quoi qu’il en soit, la tradition le dépeint comme un prince pacifique et rempli de sagesse. Il avait environ 40 ans lorsqu’une députation des Romains vint lui proposer le trône, qu’il n’accepta qu’à regret. Numa suivit un système complètement différent de celui de son belliqueux prédécesseur : il commença par supprimer les 300 célères ou gardes chargés de veiller sur la personne du roi et se plut à créer une milice sacerdotale. Pas une guerre ne troubla son règne, voué tout entier à l’établissement d’une législation et à la fondation d’institutions religieuses. Pendant les 43 ans que dura son règne, Rome jouit à l’intérieur et à l’extérieur d’une paix profonde (G.D.U. xixe s.).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 24 mai 1658. Note 36

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(Consulté le 06.03.2021)

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