À Claude II Belin, le 7 avril 1638
Note [4]

Statuta F.M.P., article lxv (pages 65‑66) :

Licet superioribus capitibus caveatur, ne quis eligatur ad aliquod munus obeundum, qui eo functus fuerit, et Decreto a Facultate lato iii. Calend. Ianuar. Anno m. d. lxxiv. prohibeatur, ne quis in posterum ullo munere, Decanus scilicet, Medicinæ in Scholis Professione, Phamaceutices Interpretatione, aut Candidatorum pro Baccalaureatu Examine bis fungatur, donec omnes Doctores idem munus obierint. Facultati tamen liberum esto, ad ejusmodi Munera illos eligere, quos magis utiles et idoneos existimaverit, etiamsi semel, bis, atque iterum his Muneribus functi fuerint : sed ea conditione, ut huic Electioni universus Ordo consentiat, et ex præsentibus nemo reclamet.

[Que les précédents chapitres mettent bien en garde contre le fait que nul ne soit élu pour assurer une charge s’il l’a déjà remplie par le passé, et qu’en vertu du décret prononcé par la Faculté le 30 décembre 1574, nul n’assure deux fois la même charge, savoir celles de doyen, de professeur de médecine dans les Écoles, de commentateur de pharmacie ou d’examinateur des candidats au baccalauréat, aussi longtemps que tous les docteurs ne se seront pas acquittés une fois de la charge en question. {a} La Faculté aura cependant la liberté d’élire de nouveau à ces charges ceux qu’elle aura estimés les plus utiles et les plus aptes, même s’ils les ont déjà remplies une voire deux fois ; mais à la condition que toute la Compagnie consente à cette élection et qu’aucun des présents ne s’y oppose].


  1. Guy Patin était donc bien à l’abri d’être à nouveau élu examinateur du baccalauréat : le nombre des docteurs régents oscillait autour de 120 ; il était donc inconcevable qu’on eût à solliciter l’un d’entre eux pour assurer une seconde fois une charge qu’il avait déjà remplie. La seule possibilité pour Patin d’examiner à nouveau les candidats bacheliers était qu’il devînt doyen (comme cela lui arriva pour le baccalauréat de 1652).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 7 avril 1638. Note 4

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(Consulté le 27.11.2020)

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