À Hugues II de Salins, le 29 octobre 1658, note 4.
Note [4]

« laxatif extrait du bouc-épine noir, du bourgue-épine ».

Il existe deux sortes principales de noirprun, ou nerprun : le nerprun purgatif, rhamnus catharticus, est un arbrisseau (bouc-épine ou bourgue-épine, en latin spina cervina, ou infectoria [épine de cerf ou de teinturier]) qui croît dans les bois et dans les haies, et donne en automne des fruits noirs ressemblant à des prunes (d’où vient le nom de noirprun, prune noire) ; le nerprun, bourgène ou bourdaine, ou aune noir, rhamnus frangula, est très commun dans les bois. « Les fruits du nerprun sont un purgatif énergique et souvent employé. S’il en faut même croire Homberg, il communique cette propriété aux grives, dont la chair devient purgative quand elles se sont nourries de ses baies qu’elles recherchent avec avidité. Le nerprun et ses diverses préparations ont l’inconvénient d’occasionner, au moins dans les individus susceptibles, une sécheresse brûlante de la bouche et du gosier, de causer des coliques. On prévient de ces effets en faisant boire, après l’avoir pris, une certaine quantité d’un liquide doux et mucilagineux. L’énergie drastique de ce médicament le rend surtout propre à purger les hommes robustes, tels que les habitants de la campagne. Par la même raison, il convient particulièrement dans les cas où l’on veut exercer sur le tube intestinal une action irritante et dérivatrice, comme dans les hydropisies, les scrofules, les maladies cutanées. » Les nerpruns sont encore utiles par les matières tinctoriales qu’on en extrait (Panckoucke).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Hugues II de Salins, le 29 octobre 1658, note 4.

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(Consulté le 14/04/2024)

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