À André Falconet, le 28 avril 1665
Note [4]

Honoré Bicaise, né en 1590 à Aix-en-Provence, y avait étudié la médecine pour en devenir docteur puis rapidement, professeur. La conduite qu’il tint pendant les deux pestes qui désolèrent Aix, en 1629 et 1649, a, plus que ses écrits, mérité de perpétuer sa mémoire : Bicaise fut fidèle au poste d’honneur ; il rendit des services d’une haute importance à ses concitoyens et publia, lorsque la contagion eut cessé, le résultat de ses observations et de ses méditations (Monfalcon in Panckoucke).

Guy Patin se rappelait avoir vu le dictionnaire hippocratique intitulé : {a}

Manuale Medicorum, seu συναξις Aphorismorum Hippocratis, Prænotiorum, Coacorum, et Prædictionum, secundum propriam morborum omnium nomenclaturam alphabetico digesta ordine. Labore et industria D. Honorati Biacissii D.M. in celeberrima Aquensi Gallo Provinciæ Universit. Regia publici Profess. primarii.

[Manuel des médecins, ou Synaxe {b} des Aphorismes, des Pronostics, des Prénotions coaques, et des Prorrhétiques d’Hippocrate, arrangés par ordre alphabétique suivant une nomenclature particulière de toutes les maladies. Par le travail et la recherche d’Honoré Bicaise, docteur en médecine, premier professeur en la très célèbre Université royale d’Aix-en-Provence]. {c}


  1. Le privilège d’exclusivité que le roi avait concédé à René Chartier (le 8 avril, 1639, v. note [14], lettre 35) interdisait d’imprimer en France tout texte ou commentaire d’Hippocrate ou de Galien.

  2. « Terme d’histoire ecclésiastique, la synaxe était anciennement l’assemblée des chrétiens où l’on chantait les psaumes, et où l’on faisait les prières en commun » (Trévoux) : la dévotion hippocratique ne connaissait décidément pas de limites.

  3. Genève, Petrus Chouët, 1660, in‑12 de 225 pages : recueil commode de références hippocratiques, dont les précédentes éditions avaient paru à Paris, 1637, Aix, 1656 (en dépit du véto royal), et Londres 1659.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 28 avril 1665. Note 4

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(Consulté le 30.11.2022)

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