À Johann Daniel Horst, le 8 mars 1658
Note [4]

Spécieuse explication de Guy Patin pour justifier la pratique principalement hivernale des dissections anatomiques : on ne pendait pas plus à Paris en hiver que pendant le reste de l’année ; mais plus sérieusement, la saison froide était favorable à la conservation sans pourrissement rapide des cadavres pendant les longs jours que durait une anatomie complète, dans un amphithéâtre aux parois ajourées, généralement en bois, ouvert aux quatre vents (v. note [10], lettre 8).

Les anatomistes préféraient les pendus, dont la dépouille était intacte (contrairement à celle des roués). Le doyen de la Faculté de médecine disposait à sa guise des cadavres suppliciés (v. note [10], lettre 8). On épargnait la dissection du condamné aux familles des nobles qu’on décapitait.

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Daniel Horst, le 8 mars 1658. Note 4

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1131&cln=4

(Consulté le 15.10.2019)

Licence Creative Commons