À Reiner von Neuhaus, le 26 juin 1664
Note [5]

Légat a latere [de côté ou à part] est le terme consacré pour désigner les envoyés (légats) que le pape a pourvus de pouvoirs extraordinaires de représentation : « ce nom leur vient de ce que le pape ne donne cet emploi qu’à ses plus familiers amis qui sont toujours à ses côtés, ou à ceux qui sont de sa Maison » (Furetière).

Le bon mot de Guy Patin, ligato a latere, jouait sur les participes passés des verbes legare (envoyer) et ligare (lier) pour dire « lié par le flanc », en sous-entendant sournoisement que le cardinal Flavio Chigi, envoyé à Paris pour négocier l’application de la paix de Pise (qui mettait fin à l’affaire des gardes corses, v. note [1], lettre 735), pouvait être le propre fils plutôt que le neveu du pape Alexandre vii (Fabio Chigi).

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Reiner von Neuhaus, le 26 juin 1664. Note 5

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1334&cln=5

(Consulté le 18.11.2019)

Licence Creative Commons